DE L INSTITUT
tant la cérémonie des vœux, et dans le mur ils
fixèrent une plaque de bronze doré portant ces
inscriptions :
Siste, spectator, atque in hoc Martyrum sepulchro probati Ordinis ciinas lege.
Societas Jesu Quae sanctum Ignatium Loyolam, Patrem agnoscit, Lutetiam matrem, Anno salutis M.DXXXIV.
Aug. XV.
Hic nata est Cum Ignatius ipse et socii, Votis sub sacram synaxim Religiose conceptis, •Se Deo in perpetuum Consecraverunt.
Arrête, spectateur, et, dans ce tombeau des Martyrs, lis le berceau d'un grand ordre religieux.
La Compagnie de Jésus, qui reconnaît saint Ignace de Loyola pour père et la ville de Paris pour mère, l'an du salut 1534.
15 août.
Elle a pris naissance ici, le jour où Ignace lui-même et ses compagnons, avant de communier, prononçant leurs vœux de religion, se consacrèrent i)our toujours à Dieu.
Au bas du tableau on lisait :
Sacra et pia societatis Jesu incunabula
ParentiJDUS optimis filii posuêre.
Saints et pieux commencements de la Compagnie de Jésus.
A d'excellents pères leurs flls.
Après saint Ignace, les autres fondateurs qui ont illustré l'Eglise, se sont rendus, à son exemple, à la crypte du martyre pour mettre leurs nouvelles familles sous la protection de Notre- Dame de Montmartre et de saint Denys. Saint François de Sales, saint Yincent de Paul, le bien-
heureux Pierre Fourrier, M. Olier, fondateur de Saint-Sulpice, Mlle Acarie, aujourd'hui la bienheureuse Marie de l'Incarnation, fondatrice du Garmel en France, se sont agenouillés tour à tour cà l'endroit môme où saint Ignace, saint François Xavier, le bienheureux Pierre Le Fèvre et leurs compagnons s'étaient agenouillés devant la Reine des martyrs.
La crypte du martyre était enclavée, comme on sait, dans la vaste enceinte d'une abbaye de Bénédictines. A la révolution impie . du dernier siècle, ces monuments furent rasés: il ne resta plus de vestiges ni de l'abbaye ni du sanctuaire de Notre-Dame de Montmartre. Ce ne fut plus qu'un terrain désert. Vers 1830, les Pères de la Compagnie qui étaient à Paris achetèrent une partie de ce terrain, celle qui correspondait à la crypte. Plus tard, M. Le Rebours, curé actuel de la Madeleine, à Paris, acheta une portion plus considérable encore du terrain adjacent. Avec ce profond sentiment des choses de la foi qui le caractérise, M. Le Rebours, à l'exemple des Pères de la Compagnie, a offert en don ce sol sacré à la nouvelle colonie des Auxiliatrices du purgatoire .
Le moment ne serait-il pas arrivé de reconstruire la crypte du martyre, telle que nos pères l'ont vue ?
Revenons aux tributs actuels que l'OEuvre des Auxiliatrices apporte à l'Eglise souffrante.
Déjcà en 1878, l'Institut comptait deux cent
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quatre-vingt-dix congrégations et maisons religieuses associées, tant en France qu'en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, en Belgique, en Autriche, en Italie, en Prusse, en Amérique, qui offraient par an plus de trois cent mille communions.
L'Institut comptait en outre parmi les membres honoraires huit cent cinquante prêtres séculiers ou réguliers qui offraient par an aux âmes du purgatoire neuf mille deux cents messes.
De 1878 à 1883, le nombre des congrégations et maisons religieuses associées et celui des membres honoraires du clergé séculier et régulier, ont considérablement augmenté, par conséquent le nombre des communions et des messes pour les âmes du purgatoire a dû grandir en proportion. Mais n'ayant pas de relevé officiel en main, nous ne pouvons rien préciser.
A ces messes il faut ajouter celles que l'Institut, les dames du tiers-ordre et les membres honoraires ont la dévotion de faire dire pour les âmes du purgatoire.
Enfin, outre es messes et les communions en si grand nombre, l'Institut des Auxiliatrices offre annuellement à l'Église souffrante un riche tribut, connu de Dieu seul, de prières, d'aumônes, de bonnes œuvres, d'œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle, d'indulgences appliquées aux morts; et les religieuses, en particulier, leur cèdent, comme nous l'avons dit, toute la valeur satisfactoire de leurs bonnes œuvres.
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Voilà pour le présent. Quels seront à l'avenir les trésors ou tributs annuels que l'Institut des Auxiliatrices du purgatoire apportera à l'Église souffrante ? Il est facile de l'entrevoir.
Il fallait à cet Institut l'approbation du Saint- Siège. Maintenant qu'il est approuvé par Pie IX, et que Léon XIII, par son bref du 25 juin 1878, a approuvé ses constitutions, rien n'arrête plus ses progrès et ses développements. Dans la catholicité tout entière, on aspirera à s'agréger à ce pieux Institut. Dans les grands centres, les évoques voudront avoir des Auxiliatrices du purgatoire. Paris, Londres, Bruxelles, Turin, les possèdent déjà ; en France, les grandes villes du royaume les réclament. Quelque florissant que soit le noviciat de la Société, les sujets ne peuvent néanmoins suffire pour les fondations qu'on demande. Mais l'Institut qui désormais va être connu dans les diverses contrées de l'Église, verra se multiplier les vocations ; de nouvelles maisons seront fondées, et, avec elles, de nouveaux centres de tiers-ordres, et de nouvelles légions de membres honoraires .
Comme le nombre des religieuses Auxiliatrices, des dames associées et des membres honoraires va grandir d'année en année, les tributs annuels que l'Institut offrira aux âmes du purgatoire croîtront d'année en année. Et avant peu d'années, les âmes du purgatoire auront autant de messes qu'en avaient fondées jadis lamunificence des monarques catholiques et la foi de nos
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ancêtres. Elles en auront incomparablement plus que n'en pourrait fonder aujourd'hui aucun pouvoir humain. Ainsi l'Eglise souffrante du purgatoire verra l'Eglise militante de la terre lui venir sans cesse en aide. Il faudra compter par milliers et par milliers les prières, les bonnes œuvres, les communions offertes, les indulgences gagnées et les messes dites pour le soulagement et la délivrance des âmes du purgatoire. Ces âmes sont aujourd'hui aussi chères à Dieu qu'elles l'étaient au moyen-âge dans les plus grands siècles de foi. Les sources d'où leur venaient alors les grands secours sont taries : Dieu en crée de nouvelles. L'humble institut des Auxiliatrices du jmrgatoire, dont il vient de doter son Eglise, égalera tout ce qu'avait fait le moyen-âge en faveur des morts. Ainsi cet Institut est un arbre qui étendra ses rameaux jusqu'aux derniers confins de la terre.
Cet Institut est admirablement conforme h l'esprit de l'Église. Comme une tendre mère, l'Église s'occupe sans cesse des âmes du purgatoire. Elle offre le divin sacrifice pour les vivants et pour les morts. Elle accorde des indulgences pour leur allégement et leur délivrance. Le jour qui suit la fête de tous les saints, elle veut que tous les prêtres offrent le s;iint sacrifice pour les morts. Elle invite tous les fidèles à prier pour eux, à les secourir par les bonnes œuvres, les indulgences, les communions ; elle souhaite que tous les fidèles ne forment qu'un cœur et qu'une
âme, pour fléchir la justice divine et hâter le moment de la délivrance des âmes du purgatoire; elle leur met sur les lèvres cette prière qu'elle fait monter chaque jour et à chaque heure vers le trône de Dieu : Absolve, Domine, animas oni7iium fidelium defunctonim.
Mais, pour réaliser ce vœu de l'Eglise, qui ne voit combien il est utile qu'il y ait, parmi les fidèles, des personnes spécialement députées pour remplir cet office de miséricorde, et que ces personnes forment une société spéciale, société composée d'abord de religieuses, ensuite d'un tiers-ordre de veuves, de dames, de vierges chrétiennes, enfin de membres honoraires pris dans tous les rangs de la société?
Qu'elle est belle, qu'elle est sainte, la mission remplie par cette société ! Et que cette société est digne de la dénomination d'Auxiliatrices des âmes du purgatoire !
La Soeur hospitalière, à quelque congrégation qu'elle appartienne, soigne les corps des pauvres et des malades. La religieuse Auxiliatrice soigne les âmes des défunts qui sont en purgatoire. Dans les plus vastes hôpitaux, quelque grand qu'on suppose le nombre des malades, la Sœur n'a et ne peut avoir qu'une section, un nombre limité de malades à soigner,
La roligieuse Auxiliatrice a un domaine incomparablement plus étendu et plus peuplé à soigner. 'Test la demeure entière où sont les âmes du purgatoire, et elles v sont par milliers.
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La sœur des hôpitaux n'a à consoler les douleurs morales que d'un petit nombre de pauvres ou de malades.
La religieuse Auxiliatrice a à consoler les douleurs des âmes innombrables qui sont retenues dans les feux du purgatoire par la justice divine. Chaque jour, elle a à visiter dans cette prison de feu toutes les âmes captives, sans en excepter une seule, et, par sa visite, elle doit alléger les souffrances de chacune. Ainsi les affections des religieuses Auxiliatrices se portent sur l'Église souffrante toute entière. Pas une âme du purgatoire qui ne soit l'objet de leur sollicitude, de leur tendre charitf^, de leur zèle maternel. Il n'en est pas une à laquelle elles n'apportent chaque jour rafraîchissement, et dont elles ne hâtent la délivrance.
Elles disposent pour cela d'une immense puissance que l'Église leur met en main. La Société fait dire chaque jour un très grand nombre de messes pour les âmes du purgatoire. Les communions des religieuses, des dames du tiers-ordre, des membres honoraires, sont offertes pour elles ; les indulgences sont gagnées en leur faveur. Les Auxiliatrices adressent à Dieu les plus ferventes supplications pour ces âmes, au soulagement desquelles elles se sont offertes en holocauste. Toutes les œuvres de la journée ont pour but la plus grande gloire de Dieu, parle soulagement des âmes du purgatoire. Les visites aux pauvres, aux malades, les œuvres de miséricorde spiri-
tiielle et corporelle, se font en vue de soulager ces saintes âmes si chères à Dieu. En un mot, les ministères de la Société, soit en Europe, soit dans les missions, tendent tous à atteindre une fin si belle aux yeux de la foi.
Quelle consolation, quel privilège pour ces religieuses d'exercer ainsi constamment une action de miséricorde et de rafraîchissement sur ces âmes qui souffrent, et de répondre à ce cri de douleur incessamment répété par chacune d'elles: « Ayez compassion de moi, ayez compassion de moi, vous du moins qui êtes mes amis : Misèremini met, miseremini met, saltem vos amici mei I
Quelle joie céleste pour ces Auxiliatrices, de voir, de l'œil de la foi, ces âmes sortir du purgatoire et s'élancer dans les bras de leur Dieu ! Et chaque jour elles ont ce bonheur. Car de même que chaque jour il entre dans le purgatoire un certain nombre d'âmes, de môme aussi chaque jour il en sort un certain nombre.
Quelle perspective pour elles à la fin de chaque journée ! Et comme les lassitudes du travail, les souffrances, les peines de l'esprit, les macérations infligées au corps, se perdent suavement dans la contemplation du tableau qui est devant elles ! Tandis que la nuit pèse sur la terre, et qu'elles vont prendre quelques heures d'un sommeil réparateur, la foi leur montre, au ciel, les âmes délivrées dans le cours de cette journée. Ces âmes, tout à coup, en moins de temps qu'un éclair, secouant le vêtement de flammes qui les
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eiiA^eloppait, se voient au sein de la lumière incréée, revêtues delà gloire de Dieu, unies à Dieu pour l'éternité, et submergées dans sa béatitude infinie ! — Soyez béni, ô Dieu, soyez éternellement béni d'avoir daigné vous servir de nous pour hâter le moment de la délivrance de ces âmes! Qu'elles vous possèdent à jamais, et que, pendant toute l'éterniLé, elles s'abreuvent à la source de vos divines délices ! Et vous, ô notre grand Dieu et notre Père, daignez avec elles vous souvenir de nous !
Si l'on considère le résultat final de cette mission de miséricorde exercée par la société des Auxiliatrices des âmes du purgatoire, c'est quelque chose qui ravit! En effet, qu'une Auxiliatrice vive vingt ans, trente, quarante, cinquante ans dans la Société, elle aura chaque jour de sa vie concouru à hâter la délivrance de toutes les âmes qui sortiront du purgatoire dans le cours de ces années; et quelles légions il en sort dans un demi-siècle !
Le purgatoire est une cité dont la justice miséricordieuse de Dieu a jeté les fondements; elle a deux portes, l'une qui communique avec la terre, et l'autre qui communique avec le ciel. Enveloppées et pénétrées de feux qui les purifient, les âmes ont à parcourir la voie douloureuse qui va d'une porte à l'autre. La société des Auxiliatrices s'unissant aux prières, aux suffrages perpétuels de l'Église catholique, se 'transporte perpétuellelement en esprit auprès de ces âmes; elle les
accompagne dans celte voie de douleur, elle s'efforce de rafraîchir l'ardeur qui les consume, elle accélère leur marche, et ne les quitte pas qu'elle ne les voie enfin au seuil de la porte qui communique avec le ciel !
Telle est, aux yeux de la foi, la mission des Auxiliatrices du purgatoire. Qu'une pareille vie est noblement, saintement employée ! Quel ministère céleste que celui de ces anges tutélaires, de ces magnanimes coBsolatrices qui perpétuellement compatissent aux souffrances des âmes du purgatoire, en diminuent la durée par leurs prières, et du sein de ces feux les transmettent enfin aux inénarrables extases de la vision béatifique !
Cette béatitude proclamée par la bouche du Sauveur : « Heureux les miséricordieux parce qu'ils obtiendront miséricorde, » sera l'éternel apanage des religieuses de cet Institut.
La très sainte Trinité voit son image dans les âmes du purgatoire ; elle habite en elles par sa grâce; elle aime infiniment ces âmes auxquelles elle doit se donner pendant toute l'éternité, les rendant participantes de sa gloire et de sa béatitude infinies. Mais, malgré tant d'amour, Dieu est lié par sa justice infinie. Cette justice doit exercer ses droits, et elle doit avoir son cours, si desmédiateurs et des médiatrices ne l'apaisent, ne la fléchissent, ne la désarment. Le Ciel tout entier est pour la justice, tous se rangent du côté de Dieu et des droits de sa justice. Mais l'Eglise
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delà terre a le pouvoir de la fléchir et de la désarmer. Et les Auxiliatrices sont en particulier investies de ce pouvoir, et toute leur vie se passe, comme nous l'avons dit, à apaiser, à fléchir, à désarmer la justice de Dieu. Avec l'Eglise catholique, elles ne cessent de dire ce qu'elle lui dit chaque jour au moment solennel du Sacrifice : a A ces âmes, et à toutes celles qui reposent en Jésus-Christ, daignez. Seigneur, nous vous en supplions, au nom de Jésus-Ghrist, accorder un lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix ! — Ipsis, domine^ et omnibus in Christo quiescentibus, locuni refngerii, liicis et pacis, ut indulgeas, deprecamur, per eumdem Christum Dominum nostrum ! »
Dieu, qui désire d'un désir infini se donner à ces âmes infiniment aimées, dès qu'elles seront assez pures pour l'union béatifique, ne peut regarder qu'avec un œil de complaisance les vierges chi'étiennes qui aident ces âmes à se purifier : il comblera de ses miséricordes ces compatissantes médiatrices qui se sont interposées entre sa justice et sa clémence, et qui ont fait prévaloir sa clémence. Ainsi la très sainte Trinité mesurera la grandeur de ses miséricordes envers elles, sur l'amour qu'il a pour les âmes qu'elles ont délivrées.
Jésus-Christ voit dans les âmes du purgatoire la conquête de son sang. Il les voit toutes couvertes de ses mérites et enrichies des trésors de sa grâce. Il les aime de tout l'amour d'un Dieu
Créateur et Rédempteur. Par la pente de son cœur, il voudrait les enlèvera ces feux qui les purifient; mais, en tant que Dieu, il est lié par sa justice. Il s'échappe donc un cri perpétuel de son Cœur : « Et qui désarmera ma justice, afin que ces âmes si chères puissent se précipiter dans mes bras ! » Ce cri, les Auxiliatrices des âmes du purgatoire l'ont entendu. Et combien ce divin Cœur aimera les médiatrices qui brisent les chaînes de ces âmes captives !
La très sainte Vierge, qui est la Mère de la grâce et de la miséricorde, Mater gratise, Mater misericordix , aime inénarrablement ces âmes plongées dans les flammes expiatrices. Mais son cœur, comme elui de son divin fils, est enchaîné par la justice, il ne peut suivre la pente de son amour. Désarmer cette justice, ouvrir ces cachots, délivrer ces âmes, les conduirejusquedanslesbias de cette divine Mère, de cette Reine du ciel, quel titre à l'amour de son cœur ! Comme cette Trésorière du ciel, cette Dispensatrice des grâces de Dieu, se montrera libérale et reconnaissante envers les vierges qui auront concouru, avec l'Eglise militante, à délivrer des âmes qui lui étaient si chères !
Les âmes qui auront été secourues et qui auront vu leurs peines abrégées par ces généreuses Auxiliatrices, appelleront sur elles l'abondance des miséricordes divines. Au ciel, il n'y a point d'ingrats, c'est la patrie des nobles enfants de Dieu. Ainsi, ces âmes secourues et délivrées
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garderont une éternelle souvenance du dévouement de leurs libératrices ; et comme elles se sentiront impuissantes à reconnaître un tel bienfait, elles diront à Dieu : Dieu Tout-Puissant, acquittez Vous-même notre dette et comblez de vos miséricordes vos iidèles servantes qui nous ont ouvert le ciel ! Et, pendant toute l'éternité, elles ne cesseront de bénir leurs libératrices.
Tous les saints, toutes les saintes du paradis, toutes les milices des esprits célestes, partageront la reconnaissance des âmes secourues et délivrées; ils regarderont comme un bienfait personnel ce qui a été fait pour leur rafraîchissement et leur délivrance. Ces âmes, diront-ils, sont nos cœurs, nos cohéritières, nos concitoyennes; ainsi, ce que l'on a fait pour elles, on l'a fait ^^our nous. Que ces vierges auxiliatrices soiont i jamais bénies, et Vous, Seigneur, qui êtes infiniment riche en miséricorde, répandez la sans mesure sur celles qui nous ont donné ces saintes âmes !