HISTORIQUE
V4 La notion d'atteinte cutanée par le mercure est relativement récente.
Ce sont les auteurs anglais qui ont, FE d’abord,
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attiré l'attention sur les éruptions toxiques mercurielles en général. #1 ki
En effet, en 1793, Benjamin Bec a le premier à signalé et décrit une éruption vésiculeuse, ou eczéma pe mercuriel, provoquée par l’action irritative du mer— &: #4 cure sur la peau. En 1804, MoriarTy et ALLEY publiè- éy sa rent, presque simultanément, deux monographies 4
importantes traitant de la même question. L'un dési- "+,
l'autre étudiant avec soins les mêmes accidents. érup- Ft tifs ‘introduisit dans la littérature dermatologique sl Ar d’ Hydrargyria. En 1895, Th. Srens et Gnécoy, \ professeur à là Faculté d’ Edimbourg, ont repris | le F4 sujet en lui donnant le nom d’érythème mercuriel. URSS.
. Eu: France, si l'Hydrargyrie par irritation externe | : était généralement admise par la Poe des auteurs, | par contre, la notion d’ Hydrargyrie d de cause interne fat à très discutée par des hommes de grande valeur. Biel p | que Jussieu eut déjà depuis longtemps fait connaître | \
les lésions cutanées observées sur les ouvriers employés dans les mines d'Espagne à l'extraction du
. maladies de la peau, 1839) ont formellement contesté la réalité de ces faits. Mais Bazin, dans ses intéres-
Fe santes leçons, a donné une place définitive aux éruptions provoquées par l'usage interne du mercure. Un peu plus tard, en 1878, Harcopgau, dans sa thèse | Led agrégation, contribue à élargir le domaine de nos ‘connaissances à ce sujet.
En Allemagne, nous trouvons dans le grand ouvrage
de Kussmaur, paru en 1861, une indication précise de …
tous les travaux allemands, sur la pathologie dun mer- cure à cette époque.
Depuis, les travaux relatifs à des an ati ou
cutanées consécutives à une intoxication par le mer-
cure n'ont guère cessé d’être publiés.
Mais, si dans ces différents ouvrages parus sur
types divers, aucun d’eux ne semble avoir attiré l’atten-
tion sur le purpura mercuriel ; les plus connus : ALLEY®
© Baznn, Hazcoprau, KussmauLz, n’y font même pas allu-
S sion. Aucune étude d'ensemble ne paraît avoir jamais
semées, pouvant lui être rattachées : malgré tous les
soins apportés à nos rechérches, nous n ‘avons pu en
‘recueillir que huit ; encore en est-il plusieurs, parmi
“elles, dans lesquelles les- éléments hémorragiques
mercure, Cuirerier, RaTIER et CAZBNAVE (Trailé des.
é l'Hydrargyrie, les auteurs décrivent des accidents de
| été faite à ce sujet. On ne peut trouver dans la Litté- “rature médicale que quelques observations, très clair-
notés n’ont qu’une importance secondaire par rapport
06 El HR (TEA à celle de l’éruption principale. Tels sont les trois cas + et | cités par L. de Sainr-GErmain (1890) ; GouceroTr, P. Brum, J. Brarez et ARGHAMBAULT (1932), GOuGE-
ROT, DecnauuE et CARTEAUD (1933). RamBauzr en Ë 1845 semble avoir été le premier à | rapporter un : u exemple d'hydrargyrie, dans lequel le purpura était =. E l'élément dominant du tableau clinique ; puis Four- à NIER, en 1895, ainsi que Guiserr la même année +
signalent chacun un cas ; AmERIcO VALERIO ensuite
en publie une observation en 1925. Mentionnons enfin le cas de he BarraeLzemYy cité par L. Pair. e dE (encyclopédie médico- -chirurgicale : Mercure, Intoxica= ; lions) et le malade de Canuyr, Win et Israëc qui fit | une aleucie hémorragique consécutive à une série de |
dix injections intraveineuses de cyanure de mercure.
froroce.
Il existe trois grandes EE d'intoxication mer * 4 curielle : : de
10 Intoxication accidentelle ou volontaire, presque a
è toujours due à l'absorption de sublimé: re
20 Intoxication d’origine thérapeutique, à à voies d'absorption multiples ; FE |
30- Intoxication d'origine professionnelle, essen- | tiellement liée à linhalation de vapeurs et de pous— 7 sières mercurielles. Fa aie
Le
Un peu schématiquement, on peut dire que la
première provoque. -des accidents aigus ou suraigus ;
Air seconde, une intoxication subaiguë ou, plus rare-
” ment, aiguë ; la troisième, des troubles chroniques.
© Le Purpura, comme les attres lésions cutanées, \ "4
relève surtout de l’intoxication subaiguë théra peu - di
tique. En effet, dans les 10 observations que nous.
ji rapportons, il reconnaît comme causes, deux fois’
1e frictions pee à trois . des injections
7% intra- -veineuses di cyanure de mercure, | deux fois. ph
liqueur de Van-Swieten. C’est d’ailleurs dans cette forme d’intoxication qu’apparaissent le plus souvent, comme nous venons de le signaler, les éruptions 3 cutanées. Elles peuvent être localisées, particulièrement après des friction mercurielles. Elles revêtent alors d'ordinaire la forme de dermatites érythémato- . vésiculeuses ou bulleuses. Plus souvent, elles sont diffuses : c’est ainsi qu’on peut observer des érythèmes ,Scarlatiniformes desquamatifs, des érythèmes rubéoiques ou morbilliformes, ou ortiés, ou bulleux, ou polymorphes. Mais le purpura est exceptionnel GE 4 comme nous l'avons précédemment souligné, les observations qui ont pu être publiées à ce sujet sont très peu nombreuses.
; + .j “3% Au cours de l'hydrargyrisme aigu, quel que soit son origine, qu'il s'agisse dune intoxication volon- A taire, voire criminelle, ou d’une intoxication acciden- + telle, la période d’hyperazotémie est marquée dans un petit nombre de cas par l’apparition d'un syndrome hémorragique. Des hémorragies, surtout au niveau des muqueuses, se produisent en plus ou. moins grande abondance : épistaxis, gingivorragiés, rectorragies, métrorragies profuses et surtout hémorragies du tractus digestif. Des éruptions variables d'aspect peuvent. également survenir érythème scarlatiniforme le plus fréquent, morbilliforme ou urtica- ù rien. Néanmoins, en général, aucun élément ecchy- É motique cutané ne les accompagne. à D °2 is En ce qui concerne enfin l’ hydrargyrisme chronique ASS
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qui se résume ons Viatonieution professionnelle par
le mercure, trois ordres de manifestations le câärac- térisent essentiellement : manifestations digestives, ss de LR eus nerveuses, et troubles généraux pou- in . vant aboutir à à une véritable cachexie. I n se a guère de lésions cutanées au cours du mercurialisme chro- se | nique, mise à part la. :possibilité de petites érosions . des mains chez les ouvriers se Jivrant aux opérations ; du secrétage des peaux, ainsi que chez ceux fabriquant des amorces au AR de: mercure. dans cs
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