‹ Le quadrilogue invectif 1923Chapitre 30 sur 55 · LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER

A tes diz cognois je bien le vouloir de ton courage et que, quant tu pues et oses, tes faiz et tes parolles sonten rigueur, mais quant crainte te oste le hardement, encore demeure ton langaige aigre et poignant pour tousjours courre sus par detraction a meilleur de toy. Tu fais tes plaintes de la vanité des pompes et dissolucion des estas de nous et semble que

trop fort te dueilles de la consumption des finances dont la

despence est sur la bourse des nobles et les tresors en sont en tes coffres. Toutes voies ne te desplaise si je te dy quetu en faiz sur tous le plus a blasmer. Or te demande je doncques qui est le plus dommageable vice, ou a nous de abuser des estas oultre ce que mesure donne quant ilz nous appartiennent, ou a toy de les prendre telz qu’ilz ne t’appartiennent

pas ? Et pour conclurre sur ce point du temps dont tu parles :

et de cestui, j'appelle les vivans a tesmoing | que tu t'es selon

fo

toy desroyé en tes estaz trop plus que nous, et tu en VOIS k 6 à

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