‹ Le quadrilogue invectif 1923Chapitre 34 sur 55 · LE · texte numérisé non relu

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nouvelle tençon esmouvoir, et si voulons ceulx ressembler qui voient le feu embrasé ct esprins par leurs lieux et habi-

tacions et sont en question pour debatre entre eulx quilefeu,,

y a mis ct a qui ie devoir de l’estaindre appartient. Et tantdiz

| se bruile la maison par leurs difiicultez et neglisences,.

aue que chascun y deust comme au feu courir et eviter la destruction de son hostel en pourchassant le salut de celluia son voisin. Si ne voy pas que noz contentions ou noz parolles semees en appert ou en secret des ungs contre les autres nous puissent gecter de ce dangereux pas, ains faulttirer au collier et prendre aux dens le frain vertueusement, et, se le cheval par batre et flageler et le beuf par force d’aguillonrer durement tirent hors leurs voitures des. Sondes et des mauvais

passaiges, ainsi croy je que le flaël de divine justice, qui nous

fiert par l’adversité presente, nous doye esmouver a prendre couraige pour nous horsgecter de ceste infortune. Entreprengne Cellui qui en a le povoir l’adversité que nous souf-

frons et plus en gré que nous ne la recevons ou congnois: sons, car, quoy qu'elle suffise pour punir noz maulx selon sa pitié, je doubte que assez grande ne soit elle pas selon noz faultes et la descongnoissance que nous avons d'elles. Et se

nous passons ceste sans avoir congnoissance de Dieu, en …

plus grande pourrons nous entrer qui mieulx nous apprendra a congnoistre ce que Dieu peut et ce que nous valons.

De ce me tais a tant et dy pour retourner aux difhcultez que ï

nous querons que, ainsi que de longue maladie dont les membres sont alterez et corrumpuz ne peut on recouvrer à garison sans divers assez et mutacions merveilleuses et recidives, aussi ne poyvons nous gecter de ceste tribulacion

tumultueuse et entremeslee sans souffrir mains doubteux : assaulx et mortelx perilz et la contagieuse infection qui entre

nous court ait prins son cours, si que par aprés les choses

retournent a leur nature. Si ne croye nulz que, entre telz.

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