M] CA
la guerre par gens sans terre et sans maison ou que la greioneur part, que necessité 2 contrains de vivre sur autrui et nostre besoing nous a convaincus a le souffrir ét encores ne ie nous a la penitance de ce pechié chastiez, et quant les vail- Jans entrepreneurs, donc, mercy Dieu,aencoren ceroyaume 5 à de bien esprouvez, mectent paine de tirer sur champs les nobles pour aucun bien faire, ilz delaient si longuement a partir bien enviz et s'avancent bien tost de retourner voulentiers que a paine se peut riens bien commencer, mais a plus grant paine entretenir ne parfaire.
Encores y a piz que ceste negligence, car avecques la | petite voulenté de pluseurs se treuve souvent une si grant arrogance que ceulx qui ne sauroient rien conduire par eulx ne vouldroient armes porter soubz autrui et tiennent a deshonneur estre subgiez a cellui soubz qui leur peut venir la ns renommee d’onneur que par eulx ilz ne vouldroient acquerir.
O arrogance aveuglee, folie et petite cognoissance de : à vertu, o tresperilleuse erreur en fait d'armes et de batailles, par ta malediction sont desroutees et desordonnees les puissances et les armes desjoinctes et divisees, quant 20 chascun veult croire son sens etsuivre son oppinion. Et pour. soy cuider equiparer aux meilleurs font souvent teles faultes dont ilz sont depprimez soubz tous les mendres. En memoire me vient que j'ay souvent a plusieurs ouy dire: «Jen’yroie |
pour riens soubz le panon d’ung tel, car mon pere ne fut 25 oncques soubz le sien. » Et ceste parolle n’est pas assez pesee avant que dicte, car les lignaiges ne font pas les chiefs des guerres, mais ceulz a qui Dieu, leurs sens ou leurs vaillances et l’auctorité du prince, en donnent la grace doivent … estre pour telz obeiz. Laquelle obeissance n’est mie rendue 54 a la personne, mais a l'office et ordre des armes et discipline de chevallerie, que chascun noble doit preferer a tout autre honneur. | &: 35 2