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aucun jugement. Louis XI le lil ensuite transférer dans la gi tour du château de Vernon, où il resta trois ans. De Là, il passa en différentes [irisons pendant L'espace <l environ un an ; puis le roi nomma des commissaires pour lui faire définitivement son procès; ceux-ci le condamnèrent en cent mille écus envers le roi et à garder prison jusqu'à parfait payement. Pour le paiement d'icelle somme et u pour yssir des dites prisons, icelui supplianl fusl contrainct cede derel transporter au l»o\ toutes ses terres ei héritaiges, se réser- « vaut seulement deux milles livres de rente sa vie durant. - M;iis le roi rendit aussitôt tous ses biens à Louis de Brézé, son [ils aîné, et à ses quatre autres enfants par substitutions successives. Le père lit drs protestations contre le jugement «les commissaires et se réserva d'en appeler au Parlement de Paris : mais tant que Louis XI vécut, Brézé craignit d'être accablé par la vengeance implacable de ee prince. Se sentant plus libre sous Charles VIII, qui ne demandait pas mieux que de taire oublier les torts de son père, il interjeta en effet appel du jugement des commissaires au Parlement de Paris, et obtint enfin ses lettres de rémission en août 14S(J. Rentré ainsi en possession de tous ses biens et offices, il vécut encore huit aimées. Amateur passionné de la chasse, il fut aussi quelque peu poète : on a conservé de lui deux opuscules en vers intitulés : Le Livre île chasse <lu grand seneschal de Normandye, et les l>iiz du bon chien Souillard ', ainsi qu'une ballade en l'honneur d'Anne de Beaujeu '-'.
Après la mort de Jacques de Brézé, arrivée en 1494, son Gis aîné Louis de Brézé, avec le titre de comte de Maulevrier et la charge de grand sénéchal de Normandie, hérita aussi de l'hôtel Barbette. Il exerça Longtemps la charge de grand veneur de France et mourut à Anet en 1531. Il avait été marié d'abord à Catherine de Dreux, dont il n'ent pas d'enfants, puis à Diane de Poitiers, fille de Jean, Beigneur de Saint-Vallier ; de ce second mariage il n'eut que deux
i. I.o Livre de chasse du grand seneschal de Normandye ei les Ditx du bon chien Souillard, s. 1. n. d. [Paris, Pierre Le Caron], petit in-4° gothique de 12 feuillets : .i été réimprimé dans le Trésor des pièces rares <>u inédites 13 vol. . Paris, Aubry, 1848, pet. in-x.
2. Cette ballade >e trouve parmi les poésies manuscrites recueillies par Robertet, Ilihl. nat., ms. IV. supplément 208.
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filles : Françoise de Bresse, morte en 1594, qui épousa Robert de La Marck, duc de Bouillon, et Louise de Brézé. dame d'Anet. qui épousa, en L'iiT. Claude de Lorraine, due d'Aumale. Comme son père, fervent disciple de saint Hubert, il a aussi laissé quelques écrits sur le « noble et recommandable art de la vénerie » : ce sont des lettres, datant de 1518 à 1530, mais qui n'ont été mises en lumière et publiées pour la première fois que depuis une vingtaine d'années environ '. Cependant, malgré ses brillants services et ses prouesses cynégétiques, Louis de Brézé, comte de Maulevrier, grand sénéchal de Normandie, n'a conservé qu'un titre auprès de la postérité, c'est d'avoir été le mari de Diane de Poitiers.
Après la mort de Louis de Brézé. l'hôtel Barbette resta en la possession de son illustre et « honneste » veuve. Cependant Diane de Poitiers ne parait pas y avoir souvent ni longtemps séjourné, car il est probable qu'il commençait alors à être fort délabré et à n'être plus du goût d'une aussi grande et puissante dame. Quoi qu'il en fût, il importe de signaler que les censiers du Temple des années I 528 à 1550 :, ainsi qu'un titre du 23 février loto :;. désignent sous le nom d'hôtel des Fusées l'ancienne petite Barbette que nous avons vue indiquée, sur le Procès-ver }>al des criées de 1464, comme joignant le grand hôtel Barbette et située sur la censive qui fut à Michel Mignon, puis à son héritier Michel Culdoë.
Or. cette dénomination de « fusées » dont, à première vue. l'origine semble énigmatique. doit tout simplement évoquer le souvenir personnel delà reine Isabeau. dont le blason était fuselé en fonde d'argent et d'azur, c'est-à-dire de Bavière '*. On n'ignore pas non plus que, en terme héraldique, les fusées étaient des losanges allongés en forme de fuseaux: : c'est ce qui a fait aussi employer le mot losange pour fuselé, par plusieurs héraldistes, en blasonnant les armoiries des anciens ducs de Bavière °.
1. Les chasses de François I" racontées pur Louis de Brézé et publiées par le comte de la Perrière. Paris. Auguste Aubry, 1 s 7 3 . petit in-8.