‹ Le quartier BarbetteChapitre 82 sur 121 · Arch. Nat., MM · texte numérisé non relu

Arch. Nat., MM

2. Arch. Nat., S 5073b, 32" n° île la 06e liasse. Ce document a été publié par nous dans le Bulletin de lu Société de V histoire de Paris et de V Ile-de-France, année L887, pp. J is à 16 i voir p. l 56 .

3. Arch. Nat., S 5073" , 6« n" de la 00° liasse. i. De Maulde, loc cit., pp. L092 el 1101.

'>. F. Bonnardot, Registres des délibérations du bureau de la cille de Paris, Paris 1883, in- i. pp. m> à 83.

6. De Maulde La Claviere, Chroniques de Louis XII. par Jean d'Auton publication de la Société de l'histoire de France . Paris, 1889 1895, i vol. în-8, I. I. pp. 302 el ô.r,.

de France, Le Ferron mentionne Jean Hérouët portant d'azur aux deux lions adosses d'argent, à la bande de cinq losanges d'or '. Il est probable que c'est au retour de cette néfaste campagne d'Italie que Jean Hérouet lit construire l'hôtel dont la tourelle d'encoignure subsiste encore à l'angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Vieille-du-Temple. Il fut tout au moins détenteur de cet hôtel, suivant ce que disent les censiers de 1528 à loiO 2. Il était bien certainement décédé avant 1515, puisqu'à la date du 15 septembre de cette année-là. on trouve sa veuve, Marie Malingre, épouse en deuxièmes noces du susdit Jean de la Ballue, ou plutôt Jean Balue 3, dont nous parlerons ci-après : ils avaient constitué, à partir de cette date, au curé de Saint-Benoît, une rente de 8 livres G sous et 8 deniers à prendre sur la maison de la tourelle '\ Nous pouvons donc, sans conteste, faire dater le logis de la tourelle des premières années du xvie siècle, c'est-à-dire du règne de Louis XII, et désigner le trésorier Jean Hérouët et son épouse Marie Malingre comme étant ses premiers hôtes. De plus, il est maintenant surabondamment démontré que cet intéressant monument, postérieur à l'hôtel Barbelte de plus d'un siècle, n'a aucun rapport avec lui, et qu'il n'est même plus possible de concéder qu'il a été bâti sur quelque dépendance aliénée du royal manoir d'Isabeau de Bavière.

La tourelle de la rue Vieille-du-Temple est vraiment un spécimen des plus heureux de la dernière manière de cet art ogival, encore si pittoresque à son déclin, qui a précédé la Renaissance italienne et qui a même persisté assez longtemps à côté du nouveau stvle, dans les églises, dans les châteaux et surtout dans les habitations urbaines, témoin les hôtels de Sens et de Cluny. C'est donc une question définitivement résolue, les documents, que nous avons indiqués jusqu'à présent, en font suffisamment foi. Quant au rôle que purent bien jouer jadis les tourelles de ce genre, il faut se gar-

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