INTRODUCTION
événement se sont invariablement basés sur Les indications dé ce mémoire et les ont adoptées sans contrôle, sans révéler rien de
plus.
Un seul auteur. M. de Curzon, nous aimons à le reconnaître, s'est cependant affranchi de cette trop facile tradition en produisant,
quoique très somma ire ment et très incidemment, dans l'appendice de son ouvrage intitulé La Maison du Temple à Paris, des indications documentaires tout à fait nouvelles sur l'hôtel Barbette1. Grâce à elles, notre tâche s'est trouvée tracée en partie, et pour l'accomplir il nous a sulli de puiser directement aux sources qu'elles mentionnent, notamment aux cartons et registres des Archives nationales, sans négliger toutefois de nous servir des mémoires et des chroniques du temps; de telle sorte que nous avons pu ainsi ajouter à L'histoire de l'hôtel Barbette un complément de renseignements inédits des plus intéressants.
Nous avons aussi pensé que notre travail eût été encore très incomplet, si nous n'y avions joint l'histoire des hôtels et des maisons qui succédèrent à l'hôtel Barbette et occupèrent son emplacement après sa disparition. Enfin, nous avons cru également nécessaire d'ajouter à cette histoire celle des maisons et hôtels contigus, qui ont jusqu'aujourd'hui passé pour faire partie de l'ancien pourpris de la reine Isabeau. c'est-à-dire de l'hôtel Barbette; si bien que nous pensons avoir ainsi reconstitué l'histoire et la topographie ancienne de cette partie du Marais, comprise entre les rues des Francs-Bourgeois, Vieille-du-Temple, de la Perle et la rue Elzévir, et que nous nous permettons d'appeler, pour la circonstance, le quartier Barbette.
Mais, si notre étude renferme encore bien des lacunes, si elle n'aboutit pas suffisamment à toutes les conclusions désirables, nous espérons néanmoins qu'on nous saura gré des efforts que nous avons tentés pour éclairer d'un jour nouveau ce coin de notre vieux Paris. au sujet duquel les historiens n'ont encore pu donner leur dernier mot .
l. Henri de Curzon, La Maison du Temple i Parie, Paris, 1888, 1 vol. in-8, p. 311 à