‹ Le Quartier du Palais-RoyalChapitre 12 sur 42 · LESVIEUX HOTELS DE PARIS · texte numérisé non relu

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sons. Nous avons dit ailleurs quel fut ce président à mortier, marié à Louise Fieubet, second propriétaire du château de Maiait membre

sons, et donné divers détails sur cette famille’. Il é du Conseil du duc d'Orléans, ce qui explique pourquoi il était ogé à Paris, aux abords mêmes du Palais-Royal. De 1684 à 1705, hôtel fut occupé par Madeleine d’Angennes, veuve, depuis 1687, du maréchal due de La Ferté, Henri Il du nom, seigneur de

Saint-Nectaire, communément appelé Senneterre. Après s'être distingué aux sièges de Privas, de Moyenvic et de Trèves, avoir été fait

maréchal de camp sur la brèche d'Hesdin, et s'être illustré à la bataille de Rocroi, Henri de Saint-Nectaire devint gouverneur de Lorraine, maréchal de Fr a prise de Ligny, duc et pair. C'était un soldat parfait, mais brutal. Ayant appris que son fils, s ordres, s'apprêtait à partir en cam-

nce aprè

Henri-François, placé sous s pagne, avec nombre de provisions des plus fines : truffes, morilles et autres éléments de ragoûts délicats, le maréchal entra dans une grande colère : « Ce n’est pas ainsi que nous avons fait la guerre. e la grosse viande apprêtée simplement, c'étaient là tous nos ragoûts. Dites à mon fils que je ne veux entrer pour rien dans une dépense aussi folle et aussi indigne d’un homme de guerr Rencontrant sur le Pont-Neuf un autre de ses fils, qui s'était fait c de quête

jésuite contre le gré du maréchal et passait avec son sa sur le dos, il lui fit donner lachasse par ses valets *.

Vain et vaniteux, mais courtisan habile, il sut faire rapidement son chemin. Il avait le franc parler du militaire. N'adressait-il pas Madeleine d’Angennes, sa seconde femme, un madrigal à rebours terminé par ces vers :

Si vous n’étiez pas ma femme Vous ne la seriez jamais.

Il est justé de reconnaître que le maréchal avait une excuse. Madene d'Angennes, dame de la Loupe, avait épousé Henri de Saint- Nectaire, le 25 avril 1655, et n’a pas lai

é une excellente réputation à sœur la comtesse d'Olonne : « Aucune femme, écrit Saint-Simon*, même des plus durcies pour la galanterie, n'osait les voir ni paraître nulle part avec elles. » Madeleine d’Angennes reccvait avec complaisance le comte de Saint-Paul, plus tard duc de Longueville. Un jou

— pas plus que

ignorant ou feignant d'ignorer ce détail

intime, le duc de La Ferté le lui présenta comme un de ces jeunes

gens « qu'il faut p

enter aux dames », dit M de Sévigné. Et comme le maréchal reprochait au jeune homme d'être resté longtemps sans venir le voir, celui-ci, naïvement, lui répondit qu'il était venu plusieurs fois chez lui, et qu’il fallût qu'on ne lui eût pas dit. Et pour cause!

Le maréchal était-il dupe ou voulait-il le paraître pour sauver les apparences. Alors que rentré inopinément, il aperçut la perruque oubliée par le duc de Grammont ; « Otez cette perruque, dit-il. — Mais elle n’est pas à vous répliqua un valet stupide. — Otez-là, vous dis-je, elle est à moi. »

Le maréchal de erté, en épousant Madeleine d'Angennes, avait, dit le comte Bussy-Rabutin 7, « été plus hardi que dans toutes les entreprises de guerre qu'il avait jamais faites ». Le recueil de Maurepas contient plusieurs

épigrammes sur la maréchale, celle-ci, notamment, qui fait allusion à la brusquerie de l'époux, et montre le peu d'harmonie du ménage

Un peu moins de brutalité Cher époux, je suis sage et douce; Je me meurs de fidélité,

C'est à tort que tu te courouces.

À cela répond cet homme Toute ma vie je seray

Visage de bois, tout comme Je l'ay de tout temps été.

P. Jarry, Maisons-Laffitte, . Nouveau dictionnaire Sain

Anciens châteaux de France, 6e séri orique, Caen, 1785, t. III, p. 469.

Contet, éd.

mon, éd, Boislisle, XXIV, 207, en note.

. Histoire amoureuse des Gaules, éd. Poitevin, 1857, IL, p. 2. Le tome second débute par un chapitre sur Les Amours de la maréchale de La Ferté

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