No 5 du Terrier ; n° 12 en 1806 et actuellement
7. La rue Montpensier, ouverte en 1784 sur une partie du jardin, n'existait pas alors.
8. Cf. H. Thirion, La vie brivée des financiers au XVILIe siècle, in-8, Paris, 1895, p. 117.
des Halles, à propos de laquelle Jean-Louis dût plaider en licitation contre la dernière héritière ‘. La maison de la rue de Richelieu, habitée par Jean-Louis Gaignat continue dans les almanachs royaux, de 1753 à 1764, à être dési e nom d'hôtel de La Ferté.
Auguste Vitu commet une légère erreur, répétée après lui par nombre d’historiographes parisiens, en disant que vers 1780 la maison appartenait à la baronne de Nieuwerkerque. Celle-ci n’avaitaucun lien de parenté avec le futur surintendant des Beaux-Arts. Elle s’appelait, en réalité, baronne de Newkerque, traduction française de son nom de Neukirchen, et qu’elle avait adoptée pour faire figure à la cour de Louis XV. C'était, d'ailleur.
intéressante que Madeleine d’Angennes, et qui mérite quelques lignes de biographie.
Sophie-Gertrude-Adélaïde-Dorothée-Catherine-Frédérique de Neukirchen de Nivenheim était née en 13. Elle avait été mariée en 1760 à Gerhad Pater, mais étant venue à Paris au mois de décembre 1762, elle se sépara de lui, à l'amiable, six mois plus tard. D'une grande beauté, elle ne tarda pas à être admise à la cour, sous le nom de baronne de Newkerque, à jouer dans les ballets et même à être remarquée par le roi. Elle obtint ainsi faveurs et pensions, dont on déguisait le motif sous prétexte de son établissement en France et de sa conversion au catholicisme. Devenue veuve, elle épousa, le 20 juillet 1779, le marquis de Champcenetz, Jean-Louis Quentin de Richebourg, capitaine de dragons, gouverneur des châteaux de Meudon et de Bellevue, et ensuite des Tuileries, qui en était à sa troisième femme. Elle mourut le 24 décembre 1805, à Fontainebleau, où elle avait été envoyée en surveillance ave
La baronne de Newkerque, sur laquelle Vitu n'avait donné que des renseignements sommaires, it pour locataire, en 1778, Bertrand Dufresne, intendant général des fonds de la marine, sous le ministère du maréchal de Castries. « D'abord commis aux affaires étrangères sous le duc de Choiseul, dit Vitu, puis commis de la Cour, premier commis de la Caisse d’Escompte, il fut ensuite directeur du Trésor public sous M. Necker, receveur général des Finances de Rouen, et enfin conseiller d'État par brevet. Dénoncé sous la Terreur, il fut incarcéré; le 9 thermidor le sauva. Député de Paris au Conseil des Cinq-Cents en 1795, il en fut exclu par le coup d'Etat du 18 fructidor. » Rappel aux affaires par Lebrun, et nommé par Bonaparte directeur général du Trésor public, il parvint, grâce à son intelligente administration, à faire remonter les fonds publi de 19 à 60 francs. Au qu'il mourut le 22 février 1801, rue Neuve-des-Petits-Champs, à l’hôtel du Trésor public, le Premier Consul voulut-il que le buste de Bertrand Dufresne fût placé dans une des salles.
En 1788, l'hôtel de la rue de Richelieu était habité par Philippe- François-Joseph, comte, puis marquis de Walsh Serrant, maréchal de camp, et Isidore-Félicité Lottin de Lagérie, son épouse, dame d’atour de Mme comme locatair
une personnalité non moins
ï, lors
lisabeth. On y rencontre aussi, vers la même époque, ; un trésorier général des États de Bourgogne, M. Beaujard, et de 1808 à 1809, Marie-Joseph Chénier, dont ce fut l’avant-dernier domicile.
L'ancien hôtel de La Ferté, qui allait devenir plus prosaïquement l'Hôtel des Hautes-Alpes 5, appartint ensuite à Louis-Philippe-Joseph Girod de Vienney, seul héritier de Victor-Bonaventure, son père, et à sa mère Claudine-Charlotte-Françoise de Jacquot Dandelaire, cessionnaire de tous les droits de son fils en date du 2 novembre Par adjudication du 17 décembre 1818, l'immeuble passait à Louis Mariano, vicomte de Nayscaudon, maréchal des logis des gardes du corps de Monsieur, et Delphine-Pierrette-Thérèse-Charlottebeth de Jacquot Dandelaire de Gallois, sa femme, qui l’habitent et
le vendent, le 30 novembre 1820, à Pierre Janssens, maître tailleur.
Celui-ci d
da le 26 février 1828, laissant pour héritiers sa veuve, ouvais, qui se remaria avec Ferdinand-Marie Boulanger, Marie- Anne-Clara et J.-B. Janssens. L'hôtel des Hautes-Alpes appartient encore à la famille Janssens.
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