Cf. Aug. Vitu, La Lutrméliaire d 3. Aujourd'hui Hôtel
e, Paris, 1883 144, 659: et XLVIT
PALAIS-ROYAL ÿ MAISON DE LULLY
Rue des Petits-Champs, n° 45, el rue Sainte-Anne, n° 47. ) /
on loin de cette rue qui doit son nom au marquis de Saint- ’ouange-Chabanais, et Où la tradition veut que Gluck compos son Armide, un autre musicien, et non des moindres, Lully, était venu bâtir une maison de rapport que des attributs de musique signalent au passant. Cette maison, l’une des cinq que Lully da dans Paris ‘, est située à l'angle des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs, où elle a son entrée au n° 45. « Vous la voyez d'ici, écrivait
possé:
Édouard Fournier *, avec ses hauts pilastres à chapiteaux composites qui donnent un si grandair aux deux étag double façade, et qui la rendraient digne d’avoir pour voisins, pas les plates maisons de plâtre qui l'entourent, mais les hôtels de a place Vendôme. » Sur la facade de la rue Sainte-Anne, Lully a fait sculpter une timbale, des trompettes, des cornets, une guitare — ses attributs lyriques, son véritable blason pourrait-on dire, car le musicien n'avait pas de plus beau titre de noble ore que son écu portât « l’épée d'argent, à la garde d’or, tortillée à la pointe d’une couleuvre d'argent languée de gueules, une bande d'argent chargée de deux quintefeuilles de gueules brochant sur le tout ». Une coueuvrel [n’en fallait pas moins pour celui qui saura s’insi avant dans les bonnes grâces du roi pour faire révoquer le priviège de l'Opéra accordé au pauvre Perrin, et l'obtenir à sa place.
M. Ed. Radet a écrit sur la maison de Lully un livre excellent, auquel il convient d'emprunter certains renseignements, mais en es complétant. Afin d'édifier sa maison, Lully avait acheté le ter-
s de
non
nuer assez
rain nécessaire, d’une part à Prosper Bauyn, conseiller du roi en ses conseils, et Gabrielle Choart, son épouse; d'autre part au seigneur delaVer ; Paul Mascranni, grand maître des eaux et forêts pour le département de Normandie. Les deux contrats furent passés devant MS Lange et Charles, notaires au Châtelet, les 28 mai et 13 juin 1670. Il s'agissait de 108 toises carrées, à l'angle de la rue des Petits-Champs et de la rue Sainte-Anne, au prix de 22.680 ivres. Par acte du 14 décembre de la dite année, Molière, à cette asion, avançait à Lully une somme de 11.000 liv toutes garanties, tant sur le teri
en prenant ain que sur la construction. Ce prêt sera, d’ailleurs, l’occasion d’une brouille entre les deux amis *.
Pour l'édification, Lully passa un forfait de 45.000 livres avec Jean-Baptiste Predo, mais le véritable architecte fut Daniel Gittard.
De lautre côté de la rue, écrit G que Jean-Baptiste Lully a fait bâtir, ornée par le dehors de grands pilastres
main Brice, on distinguera la maison
d'ordre composé, et de quelques sculptures, qui ne sont pas mal imaginé Gittard a donné les desseins de cette maison.
Mais si la maison de la rue des Petits-Champs eut de nombreux locataires, entre autres le beau-père de Lully, celui-ci n’en fit point son habitation personnell
Jusqu’à la fin de l’année 1683, Lully résida bien rue Sainte-Anne, mais dans une autre maison qui lui appartenait aussi, au n° 43 actuel. Puis il alla s'établir rue de la Madeleine, aujourd’hui Boissy-d’Anglas, à l'emplacement du marché d'Aguesseau.
Lors du Te Deum célébré le 8 janvier 1687, aux Feuillants de la rue Saint-Honoré, pour la guérison du roi, Lully, qui s'était dépensé sans compter, sefrappa lepied avec la canne qui lui servait à battre la mesure. Un abcès se déclara, et comme le musicien bon vivant et bon buveur. — il faisait honneur aux soupers du chev lier de Lorraine— donnait prise à la maladie, l'abcès s’a parlait de lui couper un doigt, le pied, même la jambe. Il manda son confesseur; celui-ci, quelque peu janséniste, refusa de l'admi-
ggrava. On
ha
rue des Petit: