‹ Le Quartier du Palais-RoyalChapitre 16 sur 42 · Promenade histor · texte numérisé non relu

Promenade histor

duus Paris, Dentu, 1894, p. 145

3. Ed. Radet, Lully, homme d'affaires, propriétaire et musicien, Paris, 1891, in-4

4. L'obtention en 1672 du privilège de l'Opéra par Lully ne sera pas non plus étranger à cette brouille, car Molière s'esi pé en la circonstance, Cf. Julien Tiersot : La musique dans là comédie de Molière,

10 PESSNIEUX

nistrer s'il ne détruisait pas le manuscrit de l'opéra d'Achille et Polixène auquel il travaillait. On sait que tout ce qui touchait au théâtre était alors l’objet d’excommunication, sauf peut-être pour les jésuites qui prouvèrent leur intelligence en créant, dans leurs collèges, un théâtre demeuré célèbre, et en écrivant même pour celui-ci des tragédies. Lully désigna le tiroir qui renfermait le corps du délit; le prêtre s’en saisit et le jeta aux flammes. Si Lully vit ainsi brûler, sans défaillance, son œuvre la plus récente, c’est qu’en fin madré, il en avait par ailleurs... une copie.

es =

pa

Plan du 1e étage de la maison de Lully.

habituel, qui le venait t: « C'est chez vous

Au chevalier de Lorraine, son amphitryon voir, Lully avoua en se mettant sur son que je me suis grisé la dernière fo j'en réchappe, je vous donnerai la préférence, le premier jour que cela m'arrivera ». Une semaine plus tard, le 22 mars 1687, il expirait, et son corps était porté à l'église des Petits-Pères, où sa femme lui fit édifier un riche mausolée *.

Lully avait épousé, le 24 juillet 1662, la fille unique du musicien Lambert, auquel il accorda la jouissance d’un appartement dans sa maison d'angle de la rue Sainte-Anne et de la rue des Petits- Champs *. Un brave homme, au demeurant, ce Lambert, un peu éclipsé par son gendre, et à qui Boileau a fait allusion dans son Repas ridicule. C'était, dit une note de Boileau lui-même, « l'homme de France qui chantait le mieux ; on le regardait comme l'inventeur du beau chant? ». Mais il avait la réputation d’un convive déplorable, promettant toujours de venir et ne venant jamais.

Et Lambert, qui plus est, m'a donné sa parole. C’est tout dire en un mot, et vous le connaissez. Quoi, Lambert? Oui, Lambert +.

aurait-il pas été l’instigateur inconscient de la fameuse rengaine ?

Après la mort de Lully, la maison r de Madeleine Lambert, survenu le 3

a indivise jusqu'au déc:

mai 1720, à l’âge de soixantedix-sept ans. Par acte de partage des 25 et 26 septembre 1720, les héritiers, ses enfants, étaient ainsi désignés :

Aujourd’hui église Notre-Dame des Victoires tues de marbre et le buste de Lully par C 2. Jal, Dict. critique, 2° éd., p Avant le mariage de sa fil sœur, Mile Hil , Chanteuse disting:

Chercheurs et curieux, LUI, 418). N 27 juin 1696 et fat inhumé aux côt 4. Boileau, es, satire III

On ne put sauver, à la Révolution, que

evox

, Lambert, devenu veuf, avait vécu avec elle et sa belle- , qui faisait les délices de la cour (Jutermédiaire des el Lambert était né à Vivonne (Poitou). Il mourut le de Lully.

HOMÉISSDEN PARTS

— Louis de Lully, que son père avait déshérité, mais qu'à son lit de mort, et sur les instances de sa femme, il avait rétabli dans ses droits par un codicille ';

— Jean-Baptiste de Lully, que certains biographes font, mourir en 1701; — Dame Gabrielle-Hilaire de Lully, veuve de Jacques Dumolin; — Feue dame Catherine-Magdeleine de Lully, épouse de Jeanicolas de Francini; — Feue dame Marie-Louise de Lully, épouse de Pierre de Thiersault. Ces deux dernières, dans la personne de leurs descendants.

La veuve Dumolin,une des filles de Lully, par suite de la mort de -ouis (1736) et de l’abandon fait par Jean-Baptiste en 1741 et par divers autres héritiers, réunit bientôt les quatre cinquièmes de ‘immeuble, qu’elle transmit à ses deux filles, Anne-Élisabeth et Marie-Madeleine, qui épousera Pierre-Achille Picot, seigneur de Combreux, Chatenoy et autres lieux. Celles-ci rachetèrent sa part à Jeanne-Louise de Francini, et devinrent, le 16 octobre 1748, copropriétaires de la maison estimée 90.000 livres. Anne-Élisabeth étant morte sans alliance, Marie-Madeleine Picot devint seule pro-

à tort,

riétaire, et, par acte de partage du 8 brumaire an X, l'immeuble dont elle avait hérité échut à sa fille aînée, Anne-Françoise- Adélaïde Picot de Combreux, mariée à Auguste-Marie-Henri Picot, marquis de Dampierre.

Ce marquis de Dampierre était fils de Pierre Picot, capitaine de vaisseau, et de Émilie Le Prestre de Lezounec de Châteaugiron. Il était né le 19 août 1756 et entra dans l'armée le 17 mai 1772. 1l servit sous Dumouriez et le remplaça, après sa trahison, dans le commandement des armées du Nord et des Ardennes. Ayant eu la cuisse emportée par un boulet dans les bois de Vicoigne, près de Valenciennes, le 9 mai 1793, il mourut le lendemain et reçut les honneurs du Panthéon. Le général Guéroult-Lapalière écrivait à Danton, le 23 mai :

Je vous joins ici, mon cher Danton, ce que j'ai fait faire pour notre bon et brave général Dampierre. J'ai fait rendre à ce généreux républicain par la

garnison de Cambrai tous les honneurs dus à sa mémoire. Son catafalque

et l’urne restent pendant neuf jours exposés avec l’épitaphe de « mort aux tyrans » dans la grande salle de l'hôtel de ville. Le trophée, qui avait été ait inscrire

destiné pour le traître Dumouriez, a servi à Dampierre, et j'a

Grille de marchand de vins de la maison de Lully

Page 1