‹ Le Quartier du Palais-RoyalChapitre 17 sur 42 · Henry Prunières, Lully, éd. Laurens, p · texte numérisé non relu

Henry Prunières, Lully, éd. Laurens, p

al Dampier naissantes. Exemple à suivre ».

ces mots : « Au bra la commune et la garnison recon-

ve géné

La maison vint ensuite à Anne-Marie-Louise Picot de Dampierre, fille du général, mariée à un autre soldat, non moins connu, des armées de la République et de l'Empire, Jean-Joseph-Paul- Augustin, marquis Dessolle. Capitaine en 1792, adjudant général e 11 brumaire an IF, il fit la campagne d'Italie, devint général de brigade le 12 germinal an V et général de division, deux ans plus tard, après la défaite des Autrichiens. Chef d'état-major de Moreau à l’armée du Rhin, conseiller d'état après la paix de Luné- Ile, Dessolle, ayant subi un moment le contre-coup de la disgrâce de Moreau, fut rappelé à l’activité en 1808 et envoyé en :spagne. Gouverneur de Cordoue, à la prise de cette ville, il prit part ensuite à la campagne de Russie. Pair de France en 1814 par à grâce de Louis XVIII, il essaya de s'opposer au retour de l'Ile d’Elbe, et fut, hélas! de ceux qui votèrent la mort du maréchal Ney, son ancien compagnon d'armes. Ministre des Affaires étrangères en 1818, il conserv. pendant un an et mourut à Paris le 2 novembre 1828. L s gracieux de l’ancien musicien du roi, avaient fait plac cendance, à des accents

plus guerriers.

L'immeuble va quitter main

23 janvier 1807, un charcutier,

des Jacobins, et Marie-Genevièv

a famille de Lully. Dès le Baptiste Jean, demeurant

net, son Ë

tenant

ean- rue

ari @ JE pouse, s’en étaient

DU

PALAIS-ROYAL HONBLNDENCOIC rue des Pelits-Champs, n° 85.

BE

Au n° 83 de la rue des Petits-Champs, à l'angle de la rue du Marché Saint-Honoré, s'élève une maison de belle allure, conservant es divers étages,

sous les lettres d’or des commerçants qui occupent un noble caractère d'hôtel ancien.

Au-dessus de la porte cochère, qui s'ouvre sur une voûte curieuse, se lisent les mots : Hôtel de Coigny. Au-dessus de l'in un balcon de fer forgé, pièce de style dont la so quelques contours gracieux indique la fin du régn

scription s'étend briété, mariée à

e de Louis XIV.

L'hôtel de Coigny, « quatr sent modelées, que à têtes de lions, et une minant les entourages des fenêtres.

it Champeaux : se recommande par un vaste balcon à consoles large

complètent des vantaux de portes

rampe de ferronnerie, ainsi que des mascarons ter-

hôtels d compter, as ! ceu évoquent temps C'est un aïeul resté

Les vieux e ce quartier disparaissent un à un, et il faut x qui, aux alentours de la place Vendôme, lointains. L'hôtel de Coigny est de ceuxdebout dans le tourbillon moderne des midient sous

hé

nettes qui fenêtre

que l'hôtel d

se répand

à l’heure du déjeuner et

e Coigny contemple d'un air indulgent.

Plafond d'un petit salon de la maison de Lully

rendu acquéreurs au prix de 155.000 francs. Au décès de Madame Jean, le 12 septembre 1826, la propriété revint pour la moitié à son mari, pour l’autre moitié à ses cinq filles : Marie-Adélaïde, Marie-Louise, Marie-Pauline, Marie-Céline, et Victorine, qui mourut le 18 juillet 1829.

J--B. Jean mourut le 24 octobre 1848, laissant pour héritiers les quatre enfants survivants, tous mariés. Sur adjudication du 8 août 1849, Nicolas-T'héodore Gobley se rendait acquéreur de la maison de Lully, au prix de 280.000 francs. Membre de l'Académie de Médecine, professeur agrégé à l'école de Pharmacie, Théodore Gobley mourut le 1* septembre 1876, laissant pour héritiers sa femme, Laurence-Adélaïde Robiquet, commune en biens, et ses filles : Denise-Jenny, veuve Duval ; Laure-Henriette, femme Lesur, et Marie-Claire, femme Collin. A la liquidation de la succession de Mae veuve Gobley, en 1895, Antoine Martinet se rendit acquéreur de la maison de Lully, qu’il transmit, en 1905, à son neveu, le docteur Antony Martinet. Au mois de juin 1923, celui-ci la vendit à MM. Meyer, les industriels amis des arts, que l'on ne saurait trop féliciter d’avoir pris à cœur de sauvegarder ce joyau du passé. La maison de Lully ne pouvait échoir en de meilleures mains.

ey.

Le 6 juin 1710, Jean-Baptiste-Albert Girard et demoiselle Jeanne Barbé Girard vendaient à Pierre Filleul, secrétaire du roi, « une place nue de terre, sise à Paris, au quartier Saint-Roch, au bout de la rue Neuve-des-Petits-Champs..., aboutissant par derrière sur le cul-desac de la Corderie », aujourd’hui rue Gomboust. Ce terrain avait s $ pieds de pro-

une superficie de 167 toises environ et 14 tois. fondeur.

Un an plus tard, le 10 juillet 1711, Pierre Fi construire sur le dit terrain une maison « avec 12 août de la même année, il versait la somme de 10$ Joseph Martin, brigadier des armées du roi, et propriét maison voisine, pour l'établissement d’un mur mitoyen.

Ce Pierre Filleul, seigneur de Pont, de Bernières, de Pierrefitte et

leul était autorisé à hère ». Le 6 livres à aire de la

porte coc

de Sainte-Honorine-la-Guillaume, avait épousé Elisabeth-Marguerite- Masson. De ce mariage naquit une fille, Anne-Elisabeth Filleul,

qui, par contrat du 27 septembre 1726, devint la femme de Paul de Montesquiou, comte d’Artagnan *. Cette union donna deux fils : Joseph-Paul et Louis de Montesquiou.

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