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son ». Ce Coigny, son neveu par alliance, était-il parent de ceux qui allaient laisser leur nom à l'hôtel? En tous cas, ce n'est point par lien de parenté que l'immeuble leur échut. Le 23 juin 1768, en effet, la demoiselle Le Marquis, devant Me Picquois, vendait, pour la somme de 150.000 livres francs deniers, l'hôtel dont elle était propriétaire, à Mme de Coigny, Marie-Thérèse-Josèphe-Corentine de Nevet. Le mari de cette dernière, Jean-Antoine-François Franquetot de Coigny, avait péri tragiquement vingt ans plus tôt, le 4 mars 1748, dans un duel avec le prince des Dombes, fils du duc du Maine, Le prince ayant gagné au jeu, Coigny s'était écrié : « Il faut être bâtard pour avoir tant de bonheur! » Antoine-François et le prince se battirent à Auteuil, sur les bords de la Seine, au Point du Jour, lieu dit dont le nom existait déjà sur le plan de Roussel en 1730 et lui venait d'une auberge #. On fit verser dans un fossé, afin de faire croire à un accident, la voiture à l’intérieur de laquelle Coigny avait été porté. Désireuse d'agrandir sa propriété, Me de Coigny, dont l'hôtel devait conserver le nom, achetait en outre, devant Me Fourcault de Pavant, le 15 juillet 1768, à Florent-Joseph Devallière, un terrain attenant à la dite maison, « terrain de sept toises, deux pieds, trois
pouces en largeur, à prendre hors d’aune du mur de face, sur le culde-sac de la Corderie, jusqu’au puits, et de vingt-deux pieds six pouces de largeur, dans œuvre, à prendre dans le milieu des deux murs mitoyens ». Sur ce terrain, Mme de Coigny fit construire, en partie, les écuries et autres bâtiments composant le troisième corps de logis.
Cette portion de terre appartenait à Florent-Joseph Devallière, « comme faisant partie d’une maison à lui dévolue dans le parte de la succession de dame Marguerite Martin, sa mère, veuve de Laurent-Jean Devallière. » Celle-ciavait, de son côté, reçu cette maison, le 20 avril 1731, à la mort de sa mère Marguerite-Camille Sausède, veuve de ce même Martin que l’on a vu toucher de EF leul une indemnité pour l’établis
0e LE
ement du mur mitoyen.
Mn: de Coigny mourut en 1778, dans son hôtel de la rue Neuvedes-Petits-Champs, et l’inventaire aprés décès, en date du 26 août constate que la maison échut, pour un tiers, aux trois fils de la défunte : Marie-François-Henry, Jean-Philippe dit le Chevalie Augustin-Gabriel Franquetot de Coigny
Ce dernier habitait également | Josèphe-Michel de Roi
et
hôtel, avec sa femme Anne-
Mais la comtesse Augustin mourut le