‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 102 sur 151 · I.E l'I III I · texte numérisé non relu

I.E l'I III I

(fl) \a » pendant tontea let întermptiooa da proce», so tait

i»»itôl et fait

Sim.

1 t'est-ce qu'il a dit ?

FOI QUIER

Une curiosité malsaine t'a fait considérer l'Assemblée de la Aation comme une sorte de théâtre, où tu cherchais pour en jouer les ressorts secrets de l'àme. Tu faisais usage de tout: l'ambition des uns, la paresse des autres, l'inquiétude, l'envie, tout t'était bon. Cette impudente habileté a fait de toi le chef d'un véritable svstème de contre-révolution, soit que ton effronterie et ton humeur brouillonne se plût à bouleverser l'ordre établi, par je ne sais quel mépris malsain de la raison humaine, soit plutôt que ton aristocratismc avéré et ta cupidité aient reçu dès longtemps des arrhes de Pitt pour ruiner la République (aj. En 92, on te trouve déjà conspirant avec les ennemis. Danton t'envoie auprès de Dumouriez pour ces négociations criminelles, qui ont sauvé les Prussiens, près d'être anéantis (b). — Mais ceci nous amène aux autres prévenus (c). Je te laisse, puisqu'aussi bien ils ont tant de hâte que j'arrache leurs masques. Je te reprendrai tout à l'heure, et je montrerai le nœud qui rattache tous les fils de cette monstrueuse intrigue.

Les accusés s'agitent. Le peuple devient plus attentif. Danton «lit quelques mots brefs d'encouragement aux siens.

FABIVE, impertinent, à Fouquier.

Plan mal fait, intrigue confuse ; trop de personnages ; on ne sait d'où ils viennent, et l'on sait trop où l'on va : inutile de tant parler. Ta pièce est détestable, Fouquier. Tu ferais mieux de me faire couper la tète tout de suite : j'ai mal aux dents (d).

LE PRÉSIDENT, à Hérault de Séchelles,

Accusé, vos noms et qualités (e).

LE PEUPLE

Çtt) Murmures.

David. — Hem] Vous voyez? — Oui... Oui...

(0) Murmures.

(c) Ah ! ah ! — La foule s'agite, intéressée.

(d) Rires.

(r) Qui est-ce ? quel es\ cel aristo? — (Test Hérault.

Mil; \i II.

Feu Hérault-Séchelles. Ci-devant avocat-général au Cbàtelel : je siégeais dans cette salle. Ci-devant président de la

Convention : j'ai inauguré en son non» la Constitution républicaine. Ci-devant membre du Comité de Salut public ; \ant ami de Saint-Just et de Couthon, qui m'assassinent

LE PRÉSIDES l .

Vous êtes un aristocrate. Votre fortune date de vos relation- >i\' ■<• l.t cour, et de votre présentation à la femme Capet par la Polignac. Vous n'avez jamais interrompu vos relations avec les émigrés; vous étiez l'ami de Proly l'Autrichien, bâtard du prince de kaunitz, guillotiné le mois passé. Vous avez divulgué les secrets du Comité de Sain public, et livré des papiers importants aux cours étrangères. Malgré la loi. von- avez donné asile au ci-devant commis- ; es, < latus, poursuh i comme émigré et comme ^pirateur. Non- avez poussé l'audace jusqu'à aller le tmer et prendre -.1 défense à la section Le pelletier, où il était arrêté

III I! VI l.l .

Sauf im point : la divulgation des secrets d'Etat, mie je nie formellement, et que je vous mets au défi de prouver. 1 exact . Je le reconnais hautement.

I l présides 1 .

Quelle explication en don m

m rai 1.1 .

ine explication. J'avais des .unis. Nulle volonté ivaît m'empécber de les aimer <■! de les aider

il bel homme !

I bi re un faraud de l'ancien régime!

LE PRÉSIDENT

Vous aviez été président de la Convention. C'était à vous de donner à la nation l'exemple de l'obéissance aux lois.

HÉRAULT

Je lui donne l'exemple de la mort pour le devoir.

LE PRÉSIDENT

Est-ce tout ce que vous avez à dire ?

HÉRAULT

Tout.

FOUQUIER

A un autre, Herman (a) !

LE PRÉSIDENT, à Desmoulins.

\os nom, prénoms, qualités.

CAMILLE, très troublé.

Lucie-Camille-Simplice Desmoulins, député à la Convention.

LE PRÉSIDENT

Votre âge ?

CAMILLE

L'âge du sans-culotte Jésus, quand il fut sacrifié : trentetrois ans (b).

LE PRÉSIDENT

"Vous êtes accusé d'avoir difTamé la République. Vous avez calomnié les actes de l'État, comparé la gloire où nous vivons aux turpitudes des Césars romains. Vous avez ré-

LE PEUPLE

\Q) A travers toute la foule, le nom de Desmoulins se répète. — L< GSt

DcsmouJins... Desmoulins... Camille, Camille...; puis, tout de suite,

silence.

(o) Murmures divers, de pitié et de méc^ntement. L.NE 1KICOTEUSE, montrant le poing. — Calotill !

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