PHILIPPE VI N
Tu attendras Desmoulins ; vous n'avez pas encore le droit d'égorger les gens sans les entendre (c).
(a) Ah I ah I — La foule s'agite contente et curieuse.
(6) Une fille. — Défaites-lui donc sa cravate !
La tricoteuse. — Ça, un homme ? C'est mou comme une tripe !
' (c) Oui ! oui !
Tu sais <[u il es! sensible ei impressionnable : tu veux profiter d'une faiblesse pour l'égorger: tu ne le feras pas, - vivant.
m k vi i .t. ironique.
I le duel de l'empereur Commode, qui, armé d'un re de cavalerie, forçait son ennemi à se battre avec un ileuret garni de liè<
Il PRÉSIDENT.
ice !
nu?.
Silence, toi-même, bourreau! Peuple, protège nos droits, les droitssacrés de la défense (a)!
Le peuple s'agite.
]>\\t<>\, frappant dans tes mains dé Be&moulins. ns, mon enfant, relève ton courage.
' vmiiii. encoi mais redevenu maître de lui, serre la main
de Danton, lui sourit .-t sr lève.
i. amis, mon inexplicable faiblesse se dissipe; votre
•ion me ranime (/'). — Voilà ce que vous n'aurez
jamais, monstres : l'amour d'amis tels que ceux-ci ! — Vous
ez d'avoir dit librement ma pensée ? Je m'en fais
i lèle i li République, que j'ai fondée, je resterai
libre, quoi qu'il m'en coûte. J'ai insulté la liberté, dites-
ii dit que la liberté, c'est le bonheur, c'est la rai-
• l'égalité, c'est la justice. Voilà mes outragi
Peuple, j ss qu'ils réclament (c).
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i: PRÉSIDI \ l
.m peuple.
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A qui veux-tu que je m'adresse? Aux; aristocrates (a)? — J'ai demandé un Comité de clémence ; j'ai voulu que ce peuple jouît enfin de la liberté, qu'il semble n'avoir conquise que pour satisfaire les rancunes d'une poignée de scélérats. J'ai voulu que les bommes missent fin à leurs querelles, et que l'amour fitd'euxune grande famille fraternellement unie. Il paraît que de tels souhaits sont un crime. — Et moi, j'appelle un crime la furieuse politique qui avilit la nation, qui diffame le peuple, en lui faisant mettre la main dans le sang innocent, à la face de l'univers(6).
LE PRÉSIDENT
Ce n'est pas vous qui accusez, c'est vous qu'on accuse.
Eh bien, je m'accuse moi-même, si vous voulez, je m'accuse de n'avoir pas pensé toujours comme aujourd'hui. Trop longtemps, j'ai cru à la haine, la passion du combat m'a égaré, j'ai fait trop de mal moi-même ; j'ai attisé les vengeances ; la hache fut plus d'une fois aiguisée par mes écrits. Ici, des innocents furent conduits par ma parole: voilà mon crime, mon vrai crime, celui que je partage avec vous, celui que j'expie aujourd'hui !
LE PRÉSIDENT
De qui voulez- vous parler ?