‹ Le quatrième évangileChapitre 122 sur 857 · VII, 1-52; VIII, 12-x · texte numérisé non relu

VII, 1-52; VIII, 12-x

INTRODUCTION

Dédicace et symbolisée dans l'histoire de Taveugle-né ^. Enfin le plus grand des miracles, suprême révélation du Christ-vie, rencontre le comble de l'incrédulité et prépare la catastrophe finale ^ ; la résurrection de Lazare décide les pharisiens à faire mourir Jésus ' ; l'histoire de l'onction prélude à cette mort ^, dont l'entrée à Jérusalem figure l'issue glorieuse ^, et dont les derniers discours présagent les résultats, conversion des Gentils réprobation des Juifs ^. La mise en scène de tout ce développement, bien qu'elle soit presque entièrement artificielle, ne manque pas de grandeur et sert à faire ressortir une vérité profonde : le caractère spirituel de l'Évangile a fait que les Juifs ne l'ont pas compris ; ils ont tué un Messie trop grand pour eux, que la mort a rendu à sa gloire éternelle et donné comme Sauveur à l'univers.

Ce rôle salutaire du Christ, les conditions dans lesquelles il doit s'exercer, celles où il a définitivement fondé la société chrétienne sont décrits dans la seconde partie de l'Evangile : les entretiens de la dernière cène révèlent aux disciples l'économie du salut et de la gloire messianique ^, la loi d'amour qui ne cessera pas de les unir au Christ toujours vivant le souverain pouvoir du Sauveur sur les hommes les événements et la mort même éclate dans tous les incidents de sa passion, qui devient, plus que tous les miracles, une manifestation de sa gloire, et qui redit figurativement, dans les discours à Pilate et les propos de ce personnage dans le symbole de la robe sans couture dans les recommandations à la mère du Christ et au disciple bien-aimé ^'^ dans l'eau et le sang qui jaillissent du flanc de Jésus, ouvert par le coup de lance ce qui a été enseigné dans les discours après la cène, tandis

Page 1