‹ Le quatrième évangileChapitre 152 sur 857 · V. 12. oaot sXa6ov autov · texte numérisé non relu

V. 12. oaot sXa6ov autov

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croyants deviennent par le Christ ce qu'ils étaient déjà par le fond de leur nature, des enfants de Dieu K C'est la rédemption des pneumatiques, dans le système de Valentin; mais ce ne peut être ridée de l'évangéliste, pour qui la naissance des hommes selon l'esprit ne se confond pas avec leur naissance naturelle, et n'est une nouvelle naissance que par rapport à celle-ci, non par rapport à un g-erme de vie spirituelle qui serait déposé dans les élus au commencement de leur existence. D'après le contexte et dans la pensée de la tradition chrétienne qui a adopté cette lecture, une telle interprétation n'est pas admissible. Elle ne le serait, dans une certaine mesure, que si l'opinion de TertuUien - touchant l'origine de la leçon canonique de ce passage était fondée, et si les sectateurs de Valentin y avaient substitué le pluriel au singulier, pour y trouver leur conception des pneumatiques. Dans ce cas, le verset modifié aurait eu réellement le sens qu'on vient de voir, bien que, si on l'interprète d'après l'ensemble de la doctrine johannique, il doive recevoir une autre signification.

On obtient un sens orthodoxe et satisfaisant, par l'hypothèse, d'ailleurs naturelle et vraisemblable, d'un accord grammatical fondé sur le sens des termes '\ le pronom relatif dépendant, en réalité, des « enfants de Dieu », et prenant la forme du masculin pluriel^ sous l'influence de l'idée qui domine tout le passage : les hommes qui ont reçu le Verbe et qui croient en lui. L'embarras de la phrase ne disparaît pas, mais une interprétation acceptable est rendue possible. Les vrais enfants de Dieu sont ceux qui naissent de lui, sans doute par une génération spirituelle, que l'évangéliste ne décrit pas autrement, affirmant avec emphase qu'elle n'est point matérielle, charnelle, humaine. C'est chose singulière que la filiation adoptive soit si énergiquement proclamée, pour être expliquée seulement par voie de négation. Les hommes qui croient deviennent fîls de Dieu, et ils ne le deviennent pas au moyen d'une génération naturelle. Comment le deviennent-ils ? On le saura plus loin, et Ton doit penser que l'auteur était si rempli de son sujet qu'il a oublié de dire tout ce qu'il fallait pour se faire comprendre. Ceux donc qui

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