‹ Le quatrième évangileChapitre 168 sur 857 · B. Whiss, 77 ; IIoltzmann, loc. cil · texte numérisé non relu

B. Whiss, 77 ; IIoltzmann, loc. cil

2. Cf. Luc, XI, 7. là TiaiBia aou [j.£t' i[J.ou dq ttjv xoi'xriv sîaiv.

.3. ô <')v s'.ç tôv xoÀ;iov Tou xaxpoç répond à xal 6 Xoyoç y)v Tipoç tov ôso'v.

LE PROLOGUE

à projDrement parler, une histoire de Jésus, mais plutôt un traité de la connaissance de Jésus, en forme d'histoire. C'est pourquoi il va de l'éternité à l'éternité, du Verbe auprès de Dieu k Jésus dans le sein du Père. Il a formulé d'abord ce qu'on pourrait appeler la métaphysique de l'Evang-ile : le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, est venu sur la terre apporter la vie et la lumière aux hommes. Puis il s'est repris afin d'expliquer plus précisément cette définition, et il l'a développée en la rattachant au commencement terrestre de l'histoire évang-élique : l'homme inspiré qui s'appelait Jean est venu pour rendre témoignage à la lumière, dans le temps même où elle se manifestait sur la terre ; celui qui était la lumière a été mal reçu dans le monde, qui pourtant est son œuvre; mais il y a des hommes qui ont cru en lui, et qui par lui sont devenus enfants de Dieu; il leur a procuré cette grâce, étant lui-même né de Dieu, car il était le Verbe fait chair, et c'est ainsi qu'il a pu, de sa plénitude, leur donner la grâce et la vérité, en même temps qu'il leur révélait Dieu. Les ténèbres n'ont pu arrêter la lumière. Le Verbe incarné. Monogène divin, est rentré dans le sein du Père; maintenant ceux qui croient en lui ont la vie par lui et triomphent de la mort après lui. Ainsi la seconde partie du prologue est parallèle à la première : toutes les deux partent de l'éternité, la patrie du Verbe, pour arriver au combat qu'il a livré aux ténèbres, lui la lumière, et pour conclure au triomphe qui le ramène à son séjour naturel, en Dieu, où il sera suivi par les siens K La substance du quatrième Evangile est tout entière dans ces données.

Page 1