Marc, ix, 13; Matth. xvii
5. Matth. xi, 14; cf. Luc, i,18 : èv rvsujjLaxi xaî Buvà[j.£i 'HXei'a.
6. Ap. XI, 3. Les deux témoins paraissent être Moïse et Elie (cf. v. 6, et les deux témoins de la transfiguration du Sauveur dans les Synoptiques).
7. 6 Tupoçrj'xT]?, vv. 21, 25; cf. vi, 14; xiii, 40. Certains critiques ont pensé à Jérémie, d'après Matth. xvi, 14; d'autres au serviteur de lahvé, dans la seconde partie d'Isaïe. On ne voit pas pourquoi ces personnages ne seraient pas expressément désignés, comme l'est Elie. Peut-être la question posée a-t-elle quelque rapport avec Matth. xi, 9; Luc, vu, 26, pour en réduire la portée, comme fait l'évangéliste en ce qui regarde Elie. Les commentateurs latins n'étaient pas peu embarrassés pour concilier ces passages, où Jésus dit que Jean était prophète, avec la négation du Baptiste. Voir Maldonat, II, 433,
LE TÉMOIGNAGE DE JEAlS-BAPllSTË
Vulgate puisse s'entendre d'un prophète en général, et que, pour cette raison même, la tradition ecclésiastique de l'Occident l'ait ainsi compris, il s'agit certainement d'un personnage déterminé, que l'évangéliste a cru désigner d'une façon assez^ claire. La tradition concernant Elie précurseur était générale chez les Juifs, et c'est pourquoi Elie aura été nommé le premier. Celle qui regardait le second précurseur était sans doute beaucoup moins répandue, et l'on peut croire même qu'il y avait discussion sur son identité, en sorte que la meilleure manière de désigner ce personnage était de l'appeler simplement (c le prophète », comme il s'appelait dans le texte où Ton pensait trouver l'annonce de sa venue, a Le prophète » en question n'est pas autre, en effet, que celui dont il est parlé au livre du Deutéronome ^ : « lahvé ton Dieu te suscitera, parmi ton peuple et tes frères, un prophète comme moi : tu t'écouteras . » Le sens historique du passage ne vise probablement p3iS un prophète en particulier, mais le ministère prophétique en général; car le contexte, traitant du vrai et du faux pro^^hète, se rapporte à deux catégories de personnes et non à deux individus. Toutefois il était facile d'interpréter en un sens messianique le verset qui vient d'être cité, et cette application se fit en deux directions. Il est sûr que les premiers chrétiens entendirent ce verset du Messie luimême. On le voit allégué à deux reprises dans le livre des Actes ^ comme ayant son accomplissement en Jésus. Mais il semble que la tradition juive ait été plutôt favorable à l'idée d'un prophète jouant le rôle de précurseur, et que les uns identifiaient avec Elie, d'autres avec Moïse, d'autres avec Jérémie ^. Dans les deux dernières hypothèses, il y avait deux précurseurs, Elie et « le prophète ». Jean-