Baur. ap. Holtzmann, loc. cit
2. Mss. ^{ABCL, Origùne. L'omission accidentelle de l'article oî, après xa-! (B. Weiss, 82), est possible, mais il est bien plus vraisemblable qu'on l'aura ajouté pour donner plus de facilité à la construction et au sens.
LE QtJATRiEME ÉvANGtLË
ravant. Origène ^ qui suit cette lecture, admet deux ambassades : la première, composée de prêtres et envoyée par les Juifs de Jérusalem ; la seconde, choisie parmi les pharisiens (de Jérusalem?) et envoyée par eux. Dans le texte ordinaire, auquel est conforme la Vulgate latine, il y a l'article -, en sorte que les mêmes interrogateurs demeurent en présence de Jean-Baptiste, et que la qualité de pharisiens paraît leur être attribuée, en cet endroit, pour expliquer la nature de la question qui suit. Contre l'opinion d'Origène on allègue à bon droit que la question posée par les pharisiens fait suite à la conversation précédente et que l'économie du récit ne favorise pas l'hypothèse d'un changement d'interlocuteurs. D'autre part, il est invraisemblable que tous les délégués soient pharisiens, puisqu'on les a présentés d'abord comme prêtres. Dans le reste de l'Evangile la distinction des prêtres (sadducéens) et des pharisiens est assez nettement marquée pour que l'auteur ne puisse être soupçonné d'avoir confondu ici les uns avec les autres. Il n'y a pas eu deux ambassades; mais, comme il y a deux phases dans le récit, il y avait aussi deux éléments dans la députation des Juifs, les mêmes que Jésus devait rencontrer à Jérusalem, à savoir les prêtres et les pharisiens. L'omission de l'article dans les anciens témoins a sa raison d'être; elle correspond à une nuance de pensée tout à fait claire pour l'évangéliste, mais qui devait l'être beaucoup moins pour ses lecteurs. On doit traduire : « Et il y avait (dans la légation) des envoyés pharisiens. » Si leur présence n'a pas été signalée d'abord, c'est que les jDrêtres devaient parler les premiers. L'auteur a voulu signifier que les mêmes Juifs, conduits par les prêtres et les pharisiens, qui devaient être réfractaires à l'enseignement de Jésus, avaient commencé par recevoir, sans en profiter, le témoignage de son Précurseur. Il les montre donc, en la personne de leurs délégués, provoquant Jean-Baptiste à leur dire des vérités qui seront inutiles, comme doivent l'être celles qu'ils entendront du Sauveur. Les prêtres n'ont pas mieux compris que les pharisiens la réponse de Jean; mais ce sont des politiques, et ils se taisent. L'endurcissement des pharisiens a quelque chose de passionné et d'agressif que leur question est destinée à révéler. Ainsi s'expliquent, au point de