ScHANz, loc. cil
.3. La version syriaque du Sinaï a la leçon Belhabara. On dit que cette version a été influencée par Origène. Mais elle représente un texte fort ancien ; si ce texte, plus ancien qu'Origène, n'avait pas été ensuite influencé par lui, liefhabara se trouverait possédei' un témoin de j)reniier ordre.
Jean, et dans Matthieu, à l'endroit où il parle des pharisiens et des sadducéens qui demandaient le baptême, les passag-es qui ont sug-g-éré ridée de l'ambassade envoyée à Jean par le sanhédrin L'évangéliste s'est aussi servi du passage de Luc où il est dit que le peuple se demandait si Jean n'était pas le Christ-. La question posée, dans les Synoptiques, touchant la valeur du baptême de Jean et qui demeure sans réponse, pourrait bien avoir été résolue avec intention dans le quatrième Evangile. On reconnaît dans les trois premiers ' tous les matériaux des discours prêtés à Jean ; l'auteur n'a fait que les adapter au cadre de son récit et aux fins de sa démonstration. Reste l'indication du lieu où Jean baptisait. Il peut y avoir là une tradition historique. Cependant l'embarras qui résulte des indications géographiques et chronologiques donne à penser que la précision n'en est qu'apparente, et que leur signification est symbolique, bien que l'incertitude de la tradition touchant le nom du lieu où Jean baptisait ne permette pas de risquer une conjecture sur le sens que l'évangéliste a pu y attacher La connaissance des opinions juives sur le Messie, Elie, « le prophète », est personnelle à l'auteur ; mais il n'en use que pour corriger les données synoptiques relatives à Jean-Baptiste. La tradition concernant le séjour du Précurseur en Pérée a toutes les garanties possibles d'authenticité : c'est en remontant la rive gauche du Jourdain que Jean put avoir maille à partir avec Antipas. Mais cette tradition se trouve déjà dans Luc ^, où l'auteur du quatrième Evangile a pu la prendre.
L s commentateurs ne sont pas d'accord sur le temps où il convient de placer l'entrevue de Jean-Baptiste avec les envoyés du sanhédrin. Presque tous la mettent après le baptême du Sauveur :