‹ Le quatrième évangileChapitre 189 sur 857 · SciiANz · texte numérisé non relu

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4. V. 32. T£0£a[i.ai to 7:v£u;j.a xaïaSaivov fîiç Tiepiaispàv oùpavoO', Ail k'aâtvsv Itz

Baptiste et à celle de la colombe. Dans Marc ^, la vision est pour Jésus, et la voix du Père s'adresse également à lui : on pourrait s'en tenir à l'idée d'une vision intérieure à laquelle Jean-Baptiste n'aurait pas eu de part. Dans Matthieu -, la vision paraît être pour Jean, et la voix céleste est aussi pour lui, ou plutôt pour l'assistance, puisque, dans le récit, Jean connaît le Sauveur avant de le baptiser. Dans Luc le peuple est présent: il est dit que le Saint- Esprit « descendit sous une forme corporelle », ce qui paraît supposer un phénomène extérieur ; la voix céleste est pour Jésus. Dans le quatrième Evang-ile, la vision est pour le Baptiste ; la voix céleste est remplacée à la fois par la révélation particulière qui a été précédemment faite au Précurseur, et par le témoignage même que celui-ci rend, après la vision, au <( Fils de Dieu ». Nonobstant les traits un peu matériels de la description dans Luc, tous les récits peuvent se ramener assez facilement à l'hypothèse d'une vision, et il n'est pas même indispensable de supposer à la colombe une réalité objective ^. Quant au sujet de la vision, les récits accusent une double tendance, dont l'une, très nettement indiquée chez Marc, consiste à rapporter la vision à Jésus , comme un élément de sa consécration messianique , et l'autre , non moins reconnaissable chez Jean, consiste à rapporter la vision au Baptiste, comme lui manifestant la dignité messianique de celui qu'il a baptisé. Les deux tendances apparaissent plus ou moins confondues dans Matthieu et dans Luc. Mais il serait contraire à la pensée de tous les textes de considérer la descente du Saint-Esprit comme un pur signe, qui n'impliquerait aucun effet surnaturel en Jésus lui-même, ou comme un effet surnaturel opéré en Jésus sans que Jean-Baptiste en eût actuellement connaissance. La consécration

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