AcT. XXII
6. Leçon des plus anciens témoins : ôt|^e<TOe. Texte reçu : l'Bexe ; Vu-. ; « videte ». Cf. V. 46.
immédiat : « Ils vinrent donc et virent où il demeurait. » Il n'y a pas, dans la réponse de Jésus, autre chose qu'une invitation bienveillante à l'accompagner jusqu'à sa demeure pour l'entretien désiré, bien que la pensée de l'évangéliste aille plus loin que la lettre de l'invitation, et que la vue du logis soit comme la figure de la connaissance que les disciples vont avoir de la vérité. La formule de l'invitation est toute naturelle et n'a aucun rapport avec l'apostrophe : (( Viens et vois », par laquelle les docteurs juifs sollicitaient l'attention de leurs disciples K Le Christ johannique n'est pas sans asile, comme le Christ synoptique Mais en parlant de sa demeure terrestre, l'évangéliste pense à sa demeure éternelle. C'est là que la foi va le trouver. On remarquera que Jésus n'appelle pas ses disciples à lui; il les laisse venir; la foi les lui amène. Détail à noter pour l'interprétation générale de ce récit.
Les deux néophytes entrèrent donc avec Jésus dans la maison où il prenait gîte, et ils y passèrent avec lui le reste de la journée. Comme on était à la dixième heure, c'est-à-dire à quatre heures environ de l'après-midi, leur séjour n'aura pas été très long. Certains interprètes veulent que les heures soient comptées à la romaine, et qu'il ait été dix heures du matin; mais le quatrième Evangile compte les heures à la manière juive, et le texte ne dit pas que les disciples aient passé toute la journée avec Jésus : (( rester la journée » équivaut à rester jusqu'à la tin du jour^ achever la journée, quelle qu'ait été l'heure de la rencontre. Une heure de l'après-midi convient mieux qu'une heure de la matinée, si grande édification que puissent trouver les commentateurs à prolonger l entretien d'une façon anormale. L'évangéliste a en vue les heures du soir ; il n'est pas plus nécessaire d'y ajouter les heures du jour qui précèdent que celles de la nuit qui suivent
L'indication de l'heure semblerait accuser un souvenir personnel, très précis, d'un témoin qui aurait gardé vivante l'impression des premières paroles qu'il avait recueillies de la bouche du Maître, avec celle des circonstances où il les avait entendues. La suite du récit nous apprend que l'un des deux disciples était André, le frère de Simon. On a supposé que l'autre était l'évangéliste lui-même,