Harnack
3. CoRSSEN, 104, voit dans les yvtopi'[j.oi les disciples de Jean. Cette interprétation paraît contestable.
4. Harnack, 685, pense que les termes de l'antithèse, « corporel » et « spirituel », pourraient être de Clément, l'idée venant des anciens. Mais l'idée, à moins d'avoir été différente, n'a guère pu se traduire que dans les termes employés par Clément.
A. Loisv. — Le (imxlrième Évangile. i
mettre le quatrième Évaiig^ile au-dessus des Synoptiques. Ils arrivent trop tard \ et leur témoignag^e est trop chargé d'éléments légendaires pour qu'on en retienne autre chose que l'attribution des quatre Évangiles aux auteurs que la tradition désigne^ et pour qu'on les suppose mieux instruits qu'Irénée de ce qui regarde Jean. L'on n'a pas à suivre ici les développements de la légende johannique. Bientôt ce furent les évêques d'Asie qui prièrent l'apôtre, après son exil à Patmos, d'écrire sur la divinité du Christ, pour réfuter Gérinthe et les ébionites. Saint Jérôme ^ reproduit cette forme de la légende, qui s'est conservée jusqu'à nous ^.
Il serait pareillement inutile de poursuivre l'interrogatoire des témoins de la tradition ecclésiastique '', attendu que leur déposition uniforme n'a plus qu'un intérêt dogmatique et non historique. Ils sont les témoins du canon de l'Eglise, non des livres pris comme tels et dans les circonstances de leur composition. Déjà Tertullien met les Évangiles sous le patronage des apôtres, Pierre répondant pour Marc, et Paul pour Luc II suppose, comme Irénée, que chaque Évangile a été reçu dans toute l'Église comme œuvre apostolique, dès qu'il a été composé ^. La