‹ Le quatrième évangileChapitre 207 sur 857 · Cf. VII, i · texte numérisé non relu

Cf. VII, i

3. « Quod autem diçit : Voluit, hanc mihi videtur vim habere, ut significet evangelista Christum.certo consilio, scieniemque quid futurum esset, in Gali-

laeam contendisse, ut ibi se inciperet ostendere, ibi discipulos ad se colli-

gere, ibi docere, ibi primum edere miracula. » Maldonat, loc. cit.

LES PREMIERS DISCIPLES

était accompli lorsqu'il rencontra Philippe, et que cette rencontre avait eu lieu sur le sol galiléen. Il est certain que l'arrivée de Jésus en Galilée n'est pas indiquée ailleurs, et que Thistoire des noces de Cana débute comme si la présence de Jésus en pays galiléen était un fait déjà connu. Il est donc peu vraisemblable qu'une circonstance aussi importante que le départ pour la Galilée n'ait été mentionnée qu'incidemment, par rapport à la vocation de Philippe. La pensée de l'évang-éliste se fixe d'abord, et l'attention du lecteur est attirée sur la volonté que le Christ eut d'aller où sa vocation l'appelait; on doit supposer que cette volonté a été suivie d'elFet antérieurement à la vocation de Philippe, de même que plus haut ' la rencontre de Jésus avec le Précurseur, annoncée par la formule : « Le lendemain (Jean) vit Jésus qui venait à lui », est supposée un fait accompli par rapport à la proposition suivante : « Et il dit : Voici l'agneau de Dieu. »

Le lieu oii Jésus rencontra Philippe n'est pas autrement déterminé. La circonstance du temps n'a probablement qu'une précision apparente. La vocation de Philippe est, relativement à celle de Nathanaël^ ce qu'est celle d'André relativement à celle de Pierre. Philippe est le premier disciple que Jésus ait <( trouvé » lui-même. Le Sauveur lui dit : (( Suis-moi ». Les interprètes qui se représentent Jésus quittant la Pérée dans l'instant où il fait la rencontre de Philippe, se persuadent volontiers qu'il s'agit d'une invitation à suivre Jésus dans son voyage et non pas en qualité de disciple. L'auteur est au-dessus de ces petites idées. Il s'agit bien de voyage et de rencontres fortuites ! Quoi qu'il en soit de la réalité, Philippe est appelé à se faire disciple, et il se considère comme tel lorsqu'il apprend à Nathanaël que Jésus est le Messie. L'appel est énoncé de la môme façon que dans les Synoptiques et pareillement suivi d'effet. Si la vocation de Philippe a lieu en Galilée, on n'est pas obligé de supposer que ce disciple était aussi venu en Pérée chercher le baptême de Jean. L'évangéliste observe que c'était un compatriote d'André et de Pierre, originaire comme eux de Bethsaïde, au nord-est du lac de Tibériade, sur la rive gauche du Jourdain

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