Jos. XIX
5. Ad Marcellam, Ep. xlvi, 12 (Migne, P. l. XXII, 491) : .< Ibimus ad Nazareth,... Haud procul inde cernitur (]ana, in qua aquae in vinum versae sunt. Pergemus ad Itabyrium (Thabor montem) et tabernacuia Salvatoris. » Dans le livre De situ et nominibus locorum hebraiconim, Jérôme a reproduit la notice que lui fournissait ÏOnoniasticon d'Eusèbe, en y ajoutant une réflexion cpii ne s'y adapte pas : <( hodie oppidulum in Galilaea gentium. »
LE QUAT(UÈ3IE ÉVAiNGH.E
s'appelle aujourd'hui Kefr-Kenna, à une heure et demie de Nazareth, au nord-est, sur la route de Tibériade ; cette identification a encore aujourd'hui des partisans, quoique beaucoup de modernes préfèrent Ghirbet-Kana (Kana el-Gelil), k trois heures de Nazareth au nord. L'historien Josèphe connaît un bourg de Galilée appelé Gana, à une journée de Tibériade. Ce doit être la Gana de l'Evangile, mais on ne saurait dire avec certitude si c'est Kefr-Kenna ou Ghirbet-Kana, bien que ce ne soit certainement pas la Gana d'Aser, que Ton croit reconnaître dans le village de Kana, deux heures environ au sud-est de Tyr. L'histoire de l'officier de Gapharnaiim, qui se déroule entre cette ville et Gana, supposerait entre les deux endroits une distance plus considérable que celle qui existe entre Tell-Hum (Gapharnaiim?) et Kefr-Kenna, ou Ghirbet-Kana. Doit-on dire que cette circonstance plaide en faveur de Gana d'Aser Faut-il admettre, avec certains interprètes, que l'officier aura couché en route et n'aura pas marché pendant tout le temps qui s'est écoulé entre la guérison de son fils et la rencontre qu'il fait de ses serviteurs ? L'expédient ne paraît pas suffisant, et mieux vaut peutêtre ne pas chercher la clef de cette difficulté. On en soulèverait, semble-t-il, de plus considérables, en plaçant à l'extrême frontière du territoire israélite le lieu où Jésus est allé faire son premier miracle. On peut alléguer aussi que Gana de Galilée ne signifie pas la même chose que Gana en Galilée, le mot Galilée ne désignant pas, dans notre passage, l'endroit oii est actuellement Jésus, par opposition à la Pérée, où il était auparavant, mais servant à distinguer une Gana galiléenne, c'est-à-dire de la Galilée proprement dite, la région avoisinant le lac de Tibériade, d'une autre Gana israélite, mais non galiléenne^ qui a toute chance d'être la Gana d'Aser. Get argument est particulièrement concluant si l'on admet que la formule d'introduction au récit qui précède : (( Le lendemain, il voulut aller en Galilée - », implique déjà le fait accompli, en sorte que l'emploi du mot Galilée dans notre passage n'a plus de raison d'être pour indiquer la région où se trouve maintenant Jésus.
Ge jour-là donc, il y avait des noces à Gana de Galilée. La mère de Jésus y était. On y invita Jésus, puisqu'il se trouvait là, et ses disciples furent invités par la même occasion. Si l'évangéliste avait