SCHANZ
5. Maldonat, II, 467 : « Adde, solere etiam nos iis qui nos malo rogantanimo, responderc sic uL nec omnino nihil dicamus, ne nihil respondere posse aut velle videamur; nec ita dicamus ut intelligamur. »
6. V. 19. Xûaaxs TGV vaov toutov xat sv lotaiv fiaépai; Èyepo) auTo'v.
une invitation ordinaires, encore moins une permission du une hypothèse, mais il exprime une volonté providentielle en même temps que la certitude prophétique du fait annoncé, certitude qui est fondée sur la connaissance que le Verbe incarné a des décrets divins, et qui devient une prévision actuelle, par l'endurcissement que « les Juifs » témoignent dès l'abord au Fils de Dieu. Dès sa première rencontre avec eux, Jésus annonce qu'ils le feront mourir, et que lui-même triomphera de la mort. Dans trois jours, c'est-àdire, en suivant la pensée de l'évangéliste, avant que trois jours se soient écoulés, le troisième jour, il relèvera le temple que les Juifs auront détruit, il ressuscitera. L'expression : « dans trois jours », convient mieux que « le troisième jour » au symbolisme du temple détruit et relevé. Il est impossible de l'entendre en g-énéral, d'un très court laps de temps Puisque l'évangéliste voit dans cette parole de Jésus l'annonce de la résurrection, il a eu certainement en pensée le troisième jour. Si le Christ johannique se donne comme l'auteur de sa résurrection, tandis que la tradition plus ancienne attribue cette œuvre au Père, ce n'est pas seulement pour la continuation du symbole \ mais parce que le Verbe-Christ est toujours vivant et vivifiant ^. Le Christ se ressuscite lui-même, parce qu'il a la vie en lui *\ Jésus dira plus loin, sans image, qu'il a la faculté de quitter la vie et de la reprendre ^
Cependant les Juifs prennent à la lettre ce qu'ils entendent, et ils trouvent la proposition de Jésus plus absurde encore que scandaleuse. Des constructions qui ont demandé quarante-six ans de travaux pourraient être refaites en trois jours par un seul homme ! C'est folie seulement d'y penser. Les anciens commentateurs cherchaient vainement à mettre ces quarante-six années en rapport avec la construction du temple de Salomon ou celle du temple de Zorobabel. Les modernes pensent généralement que cette donnée chronologique vise la reconstruction du temple commencée par Hérode le Grand, l'an de Rome 734-735 (20-19 avant Jésus-Christ), et