‹ Le quatrième évangileChapitre 25 sur 857 · Peden ùber die Religion 1821, Einleil. in's N. T, 184îi · texte numérisé non relu

Peden ùber die Religion 1821, Einleil. in's N. T, 184îi

INTRODUCTION

tion divine que Ton peut dire unique et personnelle à Jésus. Ce sentitiment s'est exprimé dans les termes que reproduisent les Synoptiques ; il aurait été absolument inintelligible, pour tous les auditeurs de Jésus, sans aucune exception, s'il s'était exprimé dans les termes du quatrième Évangile. Quant à la comparaison des évangélistes avec Platon et Xénophon, ce n'est qu'une comparaison, et la question est de savoir si elle ne manque pas de base, si l'auteur du quatrième Évangile est un témoin qui a vu Jésus, qui a pénétré plus avant que tout autre dans sa pensée, ou bien un théologien mystique qui regarde et présente sous un jour nouveau l'histoire et l'enseignement évangéliques rapportés par ses devanciers. Lûcke ^ et Gredner ^ suivent la voietracée par Schleiermacher. Gredner soutient que le quatrième Évangile n'a pu être écrit que par un palestinien, par un compagnon et un ami du Christ, par l'apôtre Jean; il admet néanmoins une influence de la philosophie hellénique pour la doctrine du Logos, et il reconnaît que l'évangéliste a voulu beaucoup moins raconter que prouver.

Strauss ^ attaquait directement l'historicité des Evangiles, plutôt que leur authenticité ; il nia cependant l'authenticité du quatrième Evangile, où il voyait une composition purement mythique, pleine de contradictions et d'invraisemblances, qui n'avait pu être écrite par un contemporain ni surtout par un ami du Sauveur. Dans la troisième édition de sa Vie de Jésus ^, il avoua que les défenses de Neander et de Wette ^ avaient ébranlé sa conviction sur l'inauthenticité ; mais, dans la quatrième édition ^, il se prononça plus fortement que jamais contre l'origine apostolique ^. La même année, 1840, Lûtzelberger ^ nie que l'apôtre Jean soit jamais venu en Asie mineure; Bruno Bauer combat l'hypothèse

1. Commenfar ûber d. Ev. d. Johannes, 1820, 1824, 1840, 1843.

2. Einleitung in d. N. T. 1836. Dans la Geschichte d. neutest. Kanons, éditée par Volkmar, 1860, Gredner accepte à peu près les opinions de Baur.

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