Hypothèses diverses, ap. B. Weiss
2. Matth. xvrii, 3; Marc, x, 15, supr. cit. (cf. p. 308, n. 51. Holtzmann, G3.
3. V. 5. ikv [i.rj Ti; ysvvYiOrj G8a-uo; y.ai 7iV£Û[j.aTo;, où Suvarat sîasXOîi'v eî; xr\v PaatÀ.iav tou ôsou. Vg. : «. Nisi quis renatus fuerit ex aqua et spiritu sancto. » Ss. : « Si l'on ne naît d'esprit et d'eau. » Plusieurs anciens témoins substituent le « royaume des cieux » au « royaume de Dieu ».
pas seule indiquée ; les moyens qui la procurent et la façon dont elle s'accomplit le sont ég-alement. L'eau et l'esprit sont les causes immédiates de la génération surnaturelle. Pour cette naissance, il n'est pas besoin d'un enfantement corporel, et il n'y a rien de commun entre celui-ci et celle-là ^ : l'ablution de l'eau et l'effusion de l'esprit suffisent à la produire. C'est la définition du baptême chrétien : non que la définition soit directe et proprement théologique ; car Jésus continue à parler le langage à double sens qui a déjà induit Nicodème en une si grande perplexité dentendement. Gomme, plus haut, le mot qui caractérisait a génération surnaturelle signifiait à la fois « à nouveau » et « d'en haut », celui par lequel on l'explique maintenant, à savoir « l'esprit », a une double signification que l'on évite de distinguer, et qui laissera Nicodème dans la même incertitude. «- L'esprit » désigne évidemment (( la génération d'en haut », la filiation divine des croyants. Mais (( l'esprit », 7uv£0[j.a, éveille à la fois l'idée de « souffle » ou de « vent », et l'idée de « réalité immatérielle et divine ». Associé à l'eau, il pourrait sembler plutôt être pris dans le premier sens, à moins que l'eau et l'esprit ne soient, comme ils le sont véritablement, des termes symboliques et réels, visant à la fois un élément sensible qui est accessoire, et un élément suprasensible qui est principal. On ne s'arrête pas à parler autrement de « l'eau », cet élément, qu'on le prenne au sens réel ou au sens spirituel, étant subordonné à l'autre ; on s'occupe surtout du « souffle-esprit » ; et si, dans le développement, on est invité d'abord à penser plutôt à « l'esprit », on est promptement rappelé à l'idée du « vent », sauf à retomber finalement dans la conception de l'immatériel.
Il y a deux ordres de génération, dit le Sauveur à Nicodème, celui de la génération charnelle et celui de la génération spirituelle. Chacun produit ce qui est selon sa nature : la chair engendre la chair, la vie corporelle naît de la vie corporelle ; et l'esprit engendre l'esprit, la vie spirituelle naît de la vie spirituelle. L'ancien texte dit occidental présentait, en cet endroit, de curieuses variantes dont on peut se faire une idée par la leçon de TertuUien -, qui