‹ Le quatrième évangileChapitre 269 sur 857 · ptai · texte numérisé non relu

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MCODÈME

jug-ement dernier. Jésus parlera encore du jug-ement et annoncera le dernier jour ; la matière de ce jugement est déjà prête par la séparation qui s'opère maintenant entre ceux qui écoutent le Sauveur et ceux qui rejettent sa parole ; c'est cette parole qui, à la fin, jugera ^ les incrédules. Bien qu'il ne soit pas mentionné expressément, le jugement dernier est dans la perspective du discours.

Les commentateurs se demandent à qui l'on doit attribuer les considérations qui terminent l'entretien du Christ avec Nicodème, et, pour le cas où une partie serait à prendre comme une explication ajoutée par l'évangéliste, où commence cette jjartie. Il semble qu'on n'eût pas proj^osé à ce sujet tant d'hypothèses contradictoires si l'on n'avait poursuivi une distinction impossible entre ce qui a pu être dit par Jésus et ce que l'évangéliste a entendu présenter comme parole du Seigneur, sans en g-arantir l'authenticité historique. Les arguments par lesquels on s'efforce de détacher du discours une partie plus ou moins considérable des réflexions annoncées sous la désignation générale de « choses célestes », tendent à montrer que le Sauveur n'a pas dû parler de la sorte ; qu'on reconnaît le style de l'évang-éliste ; que la forme de dialogue est abandonnée ; que Nicodème paraît oublié depuis quelque temps lorsque s'achèvent les explications concernant le jugement. Beaucoup d'interprètes - pensent que l'évangéliste parle en son propre nom depuis ces mots: « Dieu a tant aimé le monde, etc. ^ », parce que « le monde » et le « Fils monogène » sont des termes purement johanniques. On a pu dire ^ aussi que, depuis la formule : « Et nul n'est monté au ciel, etc. », le dialogue n'existe plus ; il est parlé du Christ à la troisième personne, et l'auteur a pris la place des interlocuteurs. Les plus modérés ^' n'attribuent à Jean que l'explication finale : <( Or, voici » en quoi consiste « le jugement : c'est que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, etc. ». Mais l'emploi du mot « hommes» et du passé (aoriste) n'est

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