‹ Le quatrième évangileChapitre 278 sur 857 · Mattii. XXV, 1-13. Cf. ftupr. p · texte numérisé non relu

Mattii. XXV, 1-13. Cf. ftupr. p

4. Os. II, 18-20; Is. liv, 5; cf. Épii. v, 32; Ap. xix, 7; xxi, 2-9. On a pensé aussi à l'interprétafion spirituelle du Cantique des cantiques; mais comme ce livre n'est cité nulle part dans le Nouveau Testament, il est au moins douteux que ce rapport ait existé dans l'esprit de l'évangéliste.

r,. Mauc, II, 18-19.

NOUVEAU TÉ3I0IGNAGE DE JEAN-BAPTISTE

Le ministère commencé de Jésus est déjà le festin messianique ; Jean se réjouit dans la fonction subalterne qui lui appartient ; et cette fonction même touchant à son terme, c'est l'époux, c'est Jésus seul qui va occuper l'attention du monde K Plusieurs Pères ont fait observer comment les dates commémoratives de la naissance de Jean et de celle de Jésus, au solstice d'été et au solstice d'hiver, étaient significatives de l'abaissement du premier et de l'élévation du second Il ne faut pas chercher à discerner dans ces paroles ce qui a pu être dit réellement par Jean, et l'interprétation donnée par l'évangéliste, vu que tout est interprétation. Cette remarque s'applique, à plus forte raison, au reste du discours. Rien ne laisse supposer que le Précurseur ait cessé de parler, mais il devient évident, comme précédemment dans le discours à Nicodème, que la mise en scène est à peu près oubliée, et que l'enseig-nement s'adresse plus directement encore aux contemporains de l'évangéliste.

L'antithèse entre le Précurseur et Jésus se continue d'abord sans que Jean se fasse l'application de ce qui le regarde. « Celui qui vient d'en haut )> c'est-à-dire Jésus, « est au-dessus de tous », et par conséquent de Jean. « Celui qui est de la terre » c'est-à-dire Jean, « est de la terre », et non du ciel, comme Jésus ; il ne peut ni ne doit s'élever au-dessus de sa condition ; (( et il parle de la terre », il ne peut enseigner les choses célestes, qu'il ne connaît pas. Mais Jean n'a-t-il pas été envoyé de Dieu, et son témoignage même ne provient-il pas d'une révélation céleste ? On a supposé que le Baptiste faisait mentalement une distinction entre ce qu'il avait dit de lui-même, comme homme qui, né de la terre, n'est que terre et ne peut parler que de ce qui est selon son origine et sa nature, et ce qu'il avait enseigné par révélation. Rien n'autorise cette hypothèse. Les choses terrestres dont il est parlé ici sont les mêmes que dans le discours à Nicodème : en tout ce qu'il a pu dire, même dans l'exercice de son ministère providentiel, Jean n'a parlé que le langage de la terre et n'a

1. Il y a un peu de subtilité dans l'explication de s. GuÉGonui (Hom. 20 inEv.)^ acceptée par Maldonat : « In aestimatione quippe populi Christus crevit, quia agnitus estquod erat, et Johannes decrevit, quia cessavit dici quod non erat. »

2. S. Jean Chrys., s. Ambroise, s. Augustin (Nascitur namque Johannes ex quo dies incipiunt minui, nascitur Dominus ex quo dies incipiunt crescere. Serm. 21 de Sanct.]. L'interprétation mystique a suivi de j)rès rinslilution des fêtes, si toutefois elle ne remonte pas aussi haut.

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