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pu enseigner formellement, en termes propres, les choses célestes, qu'il n'a pas perçues en elles-mêmes et qui ne lui ont été communiquées que par des symboles. Quelques anciens témoins ^ lisent ensuite : « Celui qui vient du ciel rend témoig-nag-e de ce qu'il a vu et entendu », et cette leçon plus courte semble préférable à la leçon commune : (( Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous; c'est de ce qu'il a vu et entendu qu'il témoigne » La répétition des mots : « est au-dessus de tout », n'a pas de raison d'être; car la différence des personnes est déjà indiquée, et il n'y a plus qu'à faire ressortir la différence des témoignages. Le témoignage de Jean, comme celui de tous les prophètes qui l'ont précédé, est un témoignage terrestre ; celui de Jésus est céleste, parce que Jésus vient du ciel.
On est un peu surpris de voir ensuite que ce témoignage n'est reçu par personne. Ne vient-on pas de dire à Jean que tout le monde suit Jésus, et n'en a-t-il pas manifesté sa joie ? C'est que, dans le développement, l'évangéliste se substitue de plus en plus au personnage qu'il fait parler. Il revient aux idées qu'on a déjà rencontrées dans le prologue et dans le discours à Nicodème ^. Dire que l'affluence mentionnée plus haut, et même exagérée par les disciples, est présentée ici par Jean comme un succès de pure apparence, le nombre des convertis sincères étant supj^osé insignifiant ^, n'est pas tout à fait contraire à la pensée de l'auteur, qui regarde comme réprouvés la masse des Juifs et le monde en général ; mais la remarque ne convient pas dans la bouche du Précurseur, qui, on le dira jdIus loin, a fait moins de disciples que Jésus ^ ; Jean ne pouvait apprécier à ce moment, comme un fait acquis, le résultat général de l'Evangile prêché par le Christ, et il n'a pas davantage considéré l'Évangile comme l'expression de la science puisée en Dieu par le Verbe avant l'incarnation.
Ceux qui reçoivent le témoignage du Verbe incarné sont dits confirmer en fait, « couvrir de leur sceau ^ » la véracité de Dieu. Il y a jorobablement dans cette expression même une allu-