‹ Le quatrième évangileChapitre 284 sur 857 · Hypothèse de Holtzmann · texte numérisé non relu

Hypothèse de Holtzmann

4. Baldknspehgek, 66. Plusieurs anciens commentateurs ont compris ainsi ce passage, mais sans remarquer l'intention polémique à l'égard des sectateurs de Jean. Il est absolument contraire à l'esprit du texte de su[)poscr que les pharisiens se seraient trompés en croyant (jue Jésus faisait beaucoup de disciples, parce que ceux-ci n'auraient reçu que le baptême d'eau (B. Weiss, 161).

.'). Cf. (jKN, XXXIII, 19; xr.viii, 22; Jos. xxiv, 32, et pour le commentaire de ces j)assag('s, licviie (F histoire et de lillérature rolifjieuses, 11, 134-140.

LA SAMARITAINE

signifier la ville des « ivrognes )) ou la ville du « mensong-e ^ ». On a dit - que la formule d'introduction : « une ville appelée Sychar ^ », donne à supposer plutôt qu'il s'agit d'un endroit peu connu. Mais ce pourrait être une façon d'attirer l'attention sur le sens symbolique du mot. Le Talmud mentionne la fontaine de Sichar ou Suchar, et Eusèbe ^, en disant que Sychar est près de Sichem, a soin de ne pas identifier Sychar à Sichem. Enfin le puits de Jacob, ou la citerne que la tradition regarde comme tel, est à deux kilo iiètres de Naplouse, tandis qu'il existe un village d'Ascar, éloigné seulement d'un kilomètre, et où l'on reconnaît le Sychar de Jean. Renan trouve « satifaisante » cette topographie du quatrième Evangile, et va jusqu'à dire qu'un « Juif de Palestine, ayant passé souvent à l'entrée de la vallée de Sichem, a pu seul écrire cela ^, » Malgré toutes ces garanties, l'on se demande si l'auteur ne joue pas sur les mots, et si le nom de Sychar n'a pas été choisi pour quelque raison symbolique ^.

Il était environ midi quand Jésus arriva près du puits de Jacob. L'évangéliste dit « la sixième heure ' », comptant à la manière juive. On ne peut songer à six heures du matin ni à six heures du soir. Fatigué de la route, le Sauveur s'assit par terre près du puits, au bord duquel on jouissait de quelque fraîcheur, pendant que les disciples allaient à la ville chercher des provisions ^. Ni lui ni ses

1. "13\I7, IptZJ. « Omnesdocti consentiunt, auctore Hieronymo, Sichar et Sichem aut Sichimam eamdem fuisse urbem « Maldonat, II, 512. S. Jérôme dit, en effet, à pkisieurs reprises, que Sychar est une fausse lecture de Sichem ; mais il n'apporte aucune preuve de ce qu'il avance, et, s'il suppose que le nom de Sychar se trouve par erreur dans les mss. de s. Jean, on ne voit pas qu'il en ait connu aucun où on lût le nom de Sichem.

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