‹ Le quatrième évangileChapitre 285 sur 857 · V. 5. £tç TioXiv Tfjç Sa[a.apiaç XsYoïjLSvriv Suyàp · texte numérisé non relu

V. 5. £tç TioXiv Tfjç Sa[a.apiaç XsYoïjLSvriv Suyàp

4. Onomasticon. S. Jérôme lui-même traduit la notice d'Eusèbe sans idenlifier Sychar à Sichem : « Sychar ante Neapolim, juxta agrum quem dédit Jacob filio suo. » Et à propos de Sichem : u Ostenditur autem locus in suburbanis Neapoleos juxta sepulcrum Joseph. »

Vie de Jésus, 49.3.

6. Peut-être par une référence implicite à Is. xxviii, 1-7, où il est parlé des « ivrognes d'Éphraïm ». E. A. Abbott, E. B. II, 1801.

7. Heure convenable pour la révélation, dit E. A. Abbott, loc. cit., d'après Philon, C'est plutôt l'heure du travail et de la fatigue (v. 6) ; nombre imj)arfait convenant à l'activité terrestre du Christ, au labeur des semailles (v. 'M)).

8. Dans Ss. (et Se), le départ des disciples (v. 8) est mentionné avant l'indication de Theurc et l'arrivée de la femme : 6 Z> (( Et quand Notre-Seigneur

disciples ne sont supposés avoir scrupule de traiter avec les schismatiques ^ . Il serait arbitraire d'imaginer qu'un disciple était resté près de Jésus pour être témoin de Tentretien qui va être raconté L'économie du récit exige que la femme de Samarie se trouve seule. Que l'entretien soit rapporté sans qu'il y ait eu personne pour l'entendre, c'est ce qui est arrivé déjà pour Nicodème. Le dernier témoignage de Jean n'a été prononcé que devant les disciples de celui-ci, et on ne laisse pas de le rédiger en forme de dialogue. Les paroles du Sauveur et de la Samaritaine ne sont pas plus que les discours précédents une conversation sténographiée, mais l'interprétation d'une donnée traditionnelle, par le moyen et au profit des conceptions qui sont chères à l'évangéliste. Il est aussi bien inutile de conjecturer les circonstances dans lesquelles Jacob a pu creuser le puits ^ dont la Genèse ne parle pas. Si la tradition relative au puits de Jacob est antérieure à l'Evangile ^, l'auteur aura été très heureux de l'exploiter, pour montrer le Christ plus grand que Jacob. Il vient de le montrer plus grand que Jean-Baptiste; il le montrera plus grand qu'Abraham.

Bien que le puits ne fût pas tout près de Sychar, une femme se présenta qui, pour un motif qu'on ne dit pas, venait, à cette heure inaccoutumée, faire sa provision. Comme le puits était profond et que les disciples portaient avec eux le vase et la corde dont Jésus aurait eu besoin pour prendre de Feau, il s'adressa à cette étrangère. La femme était de a la Samarie », non de la ville qui s'appelait ainsi, mais du pays samaritain, et elle ne s^attendait pas à cette demande de la part d'un Juif. Comment s'est-elle aperçue que Jésus était juif? Les commentateurs jugent que ce fut au langage, à l'accent, au costume. Conjectures probables, mais détails

s'assit, il était la sixième heure. 7. Et une femme de Samarie vint puiser de l'eau ; et Notre-Seiffneur lui dit : « Donne-moi de Veau à boire. » 9. La femme samaritaine lui dit : « Tu es juif; comment me demandes-tu de Veau àboire ? car les Juifs n'ont pas de commerce avec les Samaritains. » Le v. 8 paraît avoir été transposé pour donner une meilleure suite au récit. Il esta noter que celte version met le nom de Sichem à la place de Sychar.

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