‹ Le quatrième évangileChapitre 306 sur 857 · ScHANz · texte numérisé non relu

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L OFFICIER DE CAPIIARNAÛM

le quatrième Évangile, mais dont il ne veut pas être le supplément. L'auteur saura bien retenir des faits galiléens ceux qui s'adaptent aux leçons qu'il veut donner. Son indépendance et son originalité par rapport aux Synoptiques ne consistent pas dans les renseignements qui lui sont propres, mais dans sa manière d'expliquer et de transformer ceux qu'il leur emprunte.

IV, 46. Il vint donc de nouveau à Cana de Galilée, où il avait chang"é l'eau en vin. Et il y avait un officier royal dont le fils était malade, à Gapharnaûm. 47. Cet (homme), ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, alla le trouver et le pria de venir guérir son fils, car il était sur le point de mourir. 48. Alors Jésus lui dit : « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croirez pas ! » 49. L'officier lui dit : « Seigneur, viens avant que mon enfant ne meure. » 50. Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » Cet homme crut à la parole que Jésus lui disait, et il s'en alla. 51. Gomme il était déjà en route, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, disant que son enfant vivait. 52. Alors il s'enquit auprès d'eux de l'heure où l'enfant s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : « Hier, vers la septième heure, la fièvre l'a quitté. » 53. Le père connut ainsi que c'était à l'heure même où Jésus lui avait dit : « Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa famille. 54. Ce fut le second miracle que fit Jésus, étant revenu de Judée en Galilée.

Les commentateurs se demandent pourquoi Jésus, revenant en Galilée, se rend à Cana. On ne peut faire sur ce point que des conjectures, et il est à peine utile de rappeler que c'est aux intentions de l'évangéliste qu'on doit avoir égard plutôt qu'à celles du Sauveur. Jésus vient-il à Cana parce que sa famille y était retournée pendant qu'il était en Judée ^ ? Rien ne le fait supposer. Y vient-il parce que le terrain était déjà préparé par son premier miracle 2? L'évangéliste a eu soin de dire que ce miracle avait affermi la foi des disciples, en laissant de côté les autres témoins ; et il vient d'observer que l'espèce de foi qu'avaient les Galiléens résultait des miracles qu'ils avaient vus à Jérusalem. Ce qui est à remarquer, c'est le soin qu'il prend de rattacher au même point de départ deux séries de faits et d'enseignements, et la parfaite correspondance, voulue, puisqu'elle est indiquée dans le texte entre les

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