II
3. V. 50. STiiaxeuasv ô àvGptoTCOç tw Xoyio ov sÏTtev aurio ô 'iTjaou;.
4. [jLovov eiTis Xoyo), xai laOr^asiat ô kouç [xou. Matth. viii, 8. Cf. Luc, vu, T.
un pronostic de médecin ou une prévision de prophète, une parole de consolation au père, ou la persuasion que Dieu exauce par un miracle la prière que Jésus lui fait en ce moment pour le malade. Les miracles sont un effet de la puissance divine, mais ils s'opèrent à la parole du Sauveur et par sa volonté.
Le père s'en retourne aussitôt chez lui ; sur le chemin il rencontre ses serviteurs, qui venaient lui annoncer la parfaite guérison de son fils. Ils disent comme Jésus : « Ton fils vit \ » Dans un sentiment de sollicitude toute paternelle, et aussi pour vérifier le rapport de la g-uérison avec la parole du Christ, ou plutôt parce que l'évangéliste tient à marquer ce rapport, l'officier demande à quelle heure son fils s'est trouvé mieux. « Hier, vers la septième heure, lui répond-on, la fièvre l'a quitté. » La septième heure, comptée à la manière juive, fait une heure de l'après-midi.
La rencontre du maître et des serviteurs n'ayant lieu que le lendemain, il s'est écoulé entre le moment où Jésus a dit : « Ton fils vit et celui où les serviteurs répètent la même parole, beaucoup plus de temps qu'il n'en faut pour aller de Cana à Capharnaûm ~. L'économie du récit ne suppose pas qu'il y ait loin de Capharnaûm à Cana, pour autant que cette question intéresse l'évangéliste. Dans ce récit comme ailleurs, la précision des détails n'est qu'apparente : ce qu'il y a de clair est la leçon de la foi, à laquelle tout le reste est subordonné. Les commentateurs s'efforcent néanmoins d'expliquer comment l'officier, qui aurait pu être arrivé à Capharnaûm le soir même où il a vu Jésus, est encore en route le lendemain, et, si l'on prenait la lettre du texte, serait peut-être encore plus près de Cana que de Capharnaûm. On a supposé que, dans la plénitude de sa foi, il n'avait pas fait g^rande diligence ; ou bien qu'il avait couché en route ; que les serviteurs, de leur côté, avaient pris le temps de s'assurer que le mal était entièrement passé ; que la septième heure devait être prise à la façon romaine pour sept heures du soir ; ou bien, au contraire, que le lendemain était le soir du même jour, parce que la journée liturgique commençait après le coucher du soleil. Toutes ces conjectures sont gratuites. L'homme
1. ,V. 1)0 : ô uio; aou Çf). 51. XéyovTEç on ô kcuç, ajxou ^fi. Noter Femploi du mot T.7.1Ç, d'après Matthieu; ce mot ne se rencontre pas ailleurs dans le quatrième Evangile. Plusieurs mss. (D K L, etc). ont uîo;.