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LE PARALYTIQUE DE BÉTIIESDA
ailleurs dans l'Évang-ile ^ sont encore des arg-uments probables contre l'authenticité du passage. A quoi l'on peut ajouter la longueur d'un développement qui n'importe pas directement à la narration ni au parti que l'évangéliste se propose d'en tirer. Le sens de l'addition est qu'un ange descendait de temps en temps ^ dans la piscine, y produisait un bouillonnement de l'eau et guérissait ^ le malade qui profitait de ce moment pour entrer dans le bassin. On comprend pourquoi l'évangéliste a groupé autour de la piscine quantité de malades qui attendaient leur guérison, mais dont il ne dit pas qu'ils seront guéris, et pourquoi il en distingue un qui est infirme depuis trente-huit ans, qui pendant ce temps-là est souvent venu près de la source et n'y a trouvé aucun soulag-ement ; mais il paraît contraire au sens profond du récit que des guérisons y aient été signalées comme s'étant produites miraculeusement en ce lieu. Jésus seul fait de vrais miracles, Jésus seul guérit. Les miracles ordinaires de la piscine feraient préjudice à celui qui va s'accomplir. Il pouvait y avoir des guérisons à la piscine, puisqu'on y venait, mais l'évangéliste n'a pas dû insister sur leur réalité, ni sur leur cause. L'eau de Béthesda, comme le baptême de Jean, figure le régime de la Loi, et le cas du paralytique est destiné à montrer que ce régime ne conduit pas au salut.
Ce jour-là donc, un homme était étendu près de la piscine ; il était infirme depuis trente-huit ans. Gomme ce malade représente vraisemblablement le peuple juif, il n'est pas téméraire de supposer que les trente-huit ans ont une signification symbolique. Si notre récit se place deux années avant la passion, l'homme aura quarante ans à la mort de Jésus. Cette durée de quarante ans, qui a été celle