Ainsi, -apayr[, SrjTroTS, vocyi|jLa
2. xaxà xaipdv, au moment voulu pour le mouvement de l'eau, car il ne s'agit pas d'une périodicité régulière.
3. Il est évident que la guérison est attribuée à l'action de l'ange par le moyen de l'eau. Cet ange guérisseur a été identifié par quelques commentateurs à l'archange de Tobie (et c'est pour cela sans doute que l'histoire du paralytique de s. Jean se lit à la messe de saint Raphaël). Maldonat (II, 552) combat cette opinion, qui, en effet, n'a aucun fondement ; mais on ne reconnaît pas tout à fait le judicieux commentateur dans cette réflexion : u Nemo rex non multos habet medicos, et existimabimus Deum unum tantum habere ? » Ce qu'il dit un peu plus loin est d'une meilleure critique : (( Quo ergo modo sciri poluit angelum esse qui movebat aquam ? Ex communi traditionc, qua quidquid practer naturam fiebat, per angelum fieri credebatur. »
LE QUATP.IÈMK ÉVANGILE
du séjour au désert et qui marque dans la Bible le temps d'une génération, convient assez pour le personnage qui représente Israël et qui peut représenter aussi l'humanité sauvée par le Christ. On a pensé ^ aux trente-huit ans de séjour au désert qui sont marqués dans le Deutéronome -, et le rapprochement ne manque pas de vraisemblance. Jésus voit ce malade et, sachant depuis combien de temps il est affligé, lui demande s'il veut être guéri. Inutile de chercher pourquoi Jésus vient près de la fontaine, puisque Tévangéliste n'en dit rien ; si l'on veut avoir autre chose qu'une raison providentielle, par exemple l'intérêt que le Christ porterait aux malades de Béthesda \ la bienveillance qu'il témoigne à un seul, quand on en ferait le plus k plaindre de tous, a de quoi surprendre. C^est que l'auteur considère moins les sentiments intérieurs que la signification des démarches. Jésus ne vient pas faire une visite de charité aux infirmes de Béthesda ; il vient guérir le paralytique de treate-huit ans, et, ce faisant, montrer qu'il apporte la vie aux hommes. La question : « Veux-tu être guéri? » ne devient naturelle que si on l'entend de cette manière, avec un sens spirituel qui la relève, l'empêche de paraître enfantine ou conçue artificiellement jDour préparer le miracle.
L'infirme répond à Jésus avec beaucoup de respect, mais en termes tels qu'on peut les attendre d'un homme qui vient chercher sa guérison à la piscine des cinq portiques. Il ne comprend pas que son interlocuteur peut lui procurer lui-même la guérison qu'il lui j)ropose. Certes, il voudrait bien être guéri ; mais il n'a pu l'être encore, parce qu'il n'a personne pour le jeter dans la piscine quand l'eau se met en mouvement; lorsque ce mouvement se produit, et l'on peut supposer que c'est par intervalles irréguliers, comme le paralytique ne peut que se traîner, il est toujours devancé