‹ Le quatrième évangileChapitre 373 sur 857 · Cf. NoMUH. XI, 1 ; XIV, 27 (Septante · texte numérisé non relu

Cf. NoMUH. XI, 1 ; XIV, 27 (Septante

LE PAIN DE VIE

est mise en rapport avec la multiplication des pains ^, comme si l'on voulait insinuer que le pain donné par Jésus est la vérité, le salut qui viennent de lui. Mais le symbolisme a plus de relief dans le quatrième Evangile, où la métaphore du pain fournit la matière d'un multiple enseignement.

Voici donc ce que (( murmuraient » les Juifs : « N'est-il pas Jésus, le iils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère? Comment peut-il dire maintenant qu'il est descendu du ciel. » Il n'est pas possible, on le voit, de raisonner avec une simplicité plus grossière sur la doctrine spirituelle que le Christ vient de signifier. D'où vient que tout ce monde est si bien au courant de la parenté de Jésus '? Joseph et Marie étaient-ils connus de toute la Galilée ? En pressant le discours, on ferait presque dire aux Galiléens que Joseph vit encore ' . Il n'est pas invraisemblable qu'un certain nombre de personnes, en dehors de Nazareth, aient pu connaître Joseph et Marie, et un plus grand nombre savoir leurs noms. Mais ce qui se lit en cet endroit est facile à entendre comme un écho de ce que disent les habitants de Nazareth, selon les Synoptiques ^, lorsque Jésus vient prêcher dans leur synagogue. L'insuccès du Sauveur dans son pays ne figure-t-il pas l'insuccès de la prédication évangélique aiqjrès des Juifs? Notre auteur Ta ainsi compris, à Texemple de Luc, et il transpose les paroles que rapportent les premiers Evangiles ; il transpose même la synagogue, car on peut croire que la synagogue de Capharnaiim, dont il sera question plus loin, fait pendant à la synagogue de Nazareth.

Le silence de l'évangéliste touchant la conception virginale a été expliqué plus haut ^. Ici, l'auteur ne fait que reproduire l'opinion des Juifs sur l'origine de Jésus, et ce qu'il y oppose est l'idée de l'origine céleste, éternelle, du Verbe incarné. L'idée de la conception virginale n'aurait pas été suffisante, à son point de vue, pour écarter l'erreur judaïque : de ce que Jésus est né d'une vierge, on ne conclurait pas qu'il est le pain vivant, descendu du ciel. Naturelle

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