‹ Le quatrième évangileChapitre 38 sur 857 · Ouvrage anonyme publié en · texte numérisé non relu

Ouvrage anonyme publié en

4. Cf. Sanday, The Gospels in the second Cent. 1876. (Du même, Authorship and liist. Character of the fourth Gospel, 1872). Farrar, Life of Christ, 1874. On a traduit en anglais : (1875) Llthardt, Derjoh. Ursprung d. vierten Ev.; (1883) B. Weiss, Leben Jesu; (1891) Beyschlag, Neutest. Théologie.

5. Cf. Dictionary of the Bible, II, art. Jesus-Christ (Sanday); art. Gospel of John (Reynolds). L'esprit de VEncgclopœdia hiblica qui a paru sous la direction de Cheyne, est purement critique (articles sur les Évangiles par E. A. Abbott et P. W. Schmiedel).

0. Die Lehre Jesu, 1886, ^ 1901, et Das Johannesevangeliuni. 1900. Une hypothèse analogue est proi)oséc par Soltau, Zeitschrift. f. d. neut Wissenschaft, I (1901), 140-149.

A. LoisY. — Le ({ualrième Évangile. 4

peu près nulle. Théorie conçue a priori, d'après une doctrine théologique, et dont on a pu dire avec raison qu'elle ne garantissait pas contre la critique les éléments censés primitifs, ni au point de vue apologétique les éléments jugés secondaires ^ Delff ^ écarte la majeure partie du prologue, un certain nombre de récits, quelques morceaux des discours, comme empruntés à un évangile apocryphe, par un rédacteur qui voulait concilier le document johannique avec la tradition galiléenne, le millénarisme et la philosophie alexandrine : Jésus aurait enseigné à la façon des rabbins de son temps ; le premier auteur de l'Evangile était pareillement initié à la science rabbinique, il était de Jérusalem et parent du grand prêtre; c'est chez lui qu'eut lieu la dernière cène et que Nicodème était venu trouver le Sauveur ; il se nommait Jean et doit être identique au disciple que Papias appelle Jean l'Ancien ; il avait écrit, avant Tan 70, pour persuader aux membres de l'aristocratie sacerdotale que Jésus était le Messie. Gomme il n'est plus permis d'appliquer aujourd'hui les procédés de Marcion à la critique des Evangiles, cette hypothèse n'a guère trouvé crédit qu'à Java, près de Bolland qui attribue à Jean l'Ancien un enseignement oral, et en Suède, près de Pries qui assigne la première rédaction, araméenne, de l'Evangile à Jean l'Ancien, le grand prêtre mentionné dans les Actes ^, le même aussi que Jean-Marc, le compagnon de Paul et de Barnabé, et la seconde rédaction, c'est-à-dire notre Evangile canonique, à Gérinthe. Pries pense que Jean l'Ancien a écrit son évangile araméen à Patmos, et aussi l'Apocalypse, en mauvais grec ; de là le disciple serait venu à Ephèse, où il aurait fondé l'école des presbytres asiates et écrit les trois Epîtres, dont la première nous serait parvenue sous un développement homilétique.

D'après Bousset ^, il n'y a eu qu'un seul Jean en Asie, le disciple connu de Papias; Jean l'Ancien est l'auteur de l'Evangile ; il était probablement de famille sacerdotale, originaire de Jérusalem, parent du grand prêtre; c'est de lui, non de l'apôtre Jean, que se recommande l'Apocalypse. Harnack ^ embrasse plus vivement encore la cause de Jean l'Ancien, tout en sachant ignorer plus de choses sur la carrière de ce personnage : l'Évangile et l'Apocalypse sont du même auteur, Jean l'Ancien; l'Evan-

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