‹ Le quatrième évangileChapitre 399 sur 857 · Marc, viii, 27, et parallcMes · texte numérisé non relu

Marc, viii, 27, et parallcMes

4. Notamment par vi, 14, où « le prophète » peut être en rapport avec Marc, VIII, 28.

LE PAIN DE VIE

du ciel, ils disent, par la bouche de Simon : « Pour nous, nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu ^. »

Les apôtres savent, parce qu'ils croient; les autres ne savent pas, ne comprennent pas, parce qu'ils ne croient pas. Les apôtres ont commencé par croire à la parole de Jésus, et ils ont ensuite expérimenté, par tout ce qu'ils ont vu et que leur foi les mettait à même de bien entendre, ce qu'ils avaient cru d'abord, à savoir que Jésus était le Messie, mais le Messie au sens du quatrième Evangile, le Christ sanctifié par l'esprit divin, par le Verbe incarné en lui. L'auteur ne veut pas dire que la foi des apôtres ait été progressive, débutant par la croyance commune du Messie pour s'élever à l'idée proprement évangélique Ce n'est pas cette conception historique dont Pierre est l'interprète. Si la foi que les apôtres ont eue n'était que la foi au Messie juif, les autres Galiléens l'auraient eue aussi. Jean ne fait aucune distinction entre l'objet de la croyance et celui de la connaissance dont il est question pour les apôtres. La formule authentique de la confession de Pierre ^ est toute johannique, bien que les termes choisis puissent, dans la bouche de l'apôtre , être pris pour synonymes de « Fils de Dieu » ; mais il faut plutôt regarder la pensée de Févangéliste et interpréter ce texte par ce qui est dit plus loin de <( celui que le Père a sanctifié ^ ». Dans plusieurs témoins ^ cette formule a fait place à celle des Synoptiques : « Le Christ, Fils de Dieu. »

Comme Jean a rapporté à la première rencontre de Simon avec Jésus l'attribution du nom de Pierre, il n'a pas retenu la félicitation directe et personnelle qui est donnée dans Matthieu au pi^ince des apôtres; mais il en garde l'idée, car la réflexion du Sauveur : « Ne vous ai-je pas choisi douze? » rappelle implicitement que l'élection des apôtres n'est pas un fruit de leurs mérites et que ceux qui sont dignes de cette vocation tiennent du Père la foi qu'ils ont au Fils. Cette idée, déjà exjDrimée plus haut, et sans doute par une réminiscence du premier Evangile est simple-

1. V. 69. xai f][j.sr; x£7i;iaT£uxa'X£v zac syvtoxajjLSv oxt aù si 6 àyioç xoij 0£oij. Les parfaits marquent la durée, l'habitude de la foi.

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