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XI

A LA FÊTE DES TABERNACLES. LES JUIFS

que ses œuvres sont mauvaises. 8. Vous (autres), allez à la fête. Quant à moi, je ne vais pas à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » 9. Et leur ayant dit cela, il resta en Galilée. 10. Mais quand ses frères furent partis à la fête, lui-même y alla aussi, non pas ostensiblement, mais secrètement. 11. Et les Juifs le cherchaient durant la fête et disaient : « Où est-il? » 12. Et Ton s'entretenait beaucoup de lui dans la foule, les uns disant ; « C'est un (homme) de bien », les autres disant : « Non ; il séduit le peuple ». 13. Cependant personne n'osait parler de lui ouvertement, par crainte des Juifs.

Sur ce qui s'est passé entre la Pâque des pains multipliés et la fête des Tabernacles, au mois d'octobre, Févang-éliste ne dit rien, sinon que Jésus demeura en Galilée pendant tout ce temps-là, allant et venant. Rien ne laisse entendre que Jésus ait prêché alors ou fait quelque miracle. On peut donc douter que l'auteur ait eu positivement l'intention d'ouvrir une marge pour les faits que les Synoptiques ont rapportés entre la première multiplication des pains ^ ou la confession de Pierre, et le départ du Sauveur pour Jérusalem. Il est dominé, comme malgré lui, par la tradition du ministère galiléen, qu'il ne cherche pas, cependant, à envelopper dans son plan, et il satisfait surtout aux exigences de son propre but et de son cadre chronologique. Le ministère hiérosolymitain l'intéresse évidemment beaucoup plus que le ministère galiléen ; mais Jésus ne pouvait être toujours à Jérusalem, et la tradition historique ne permettait pas de négliger tout à fait la Galilée ; cette tradition exigeait aussi que le grand développement de la prédication hiérosolymitaine se trouvât au terme de la carrière de Jésus. C'est pourquoi le Christ n'est venu à Jérusalem que pour les fêtes, et pour la Pâque seulement dans les premières années, quoique la relation de ce que Jésus a fait dans la capitale tienne pour le moins autant de place que celle des miracles et des discours galiléens ; six mois sont réservés pour la dernière période, durant laquelle Jésus ne retournera plus en Galilée, et son action à Jérusalem se rattache aux trois fêtes des Tabernacles, de la Dédicace et delà Pâque. Ce n'est peut-être pas sans quelque arrière-pensée de symbolisme que cette demi-année a été attribuée au ministère proprement hiérosolymitain. Le ministère total remplit une demi-semaine d'années, et l'introduction de ce ministère par le témoignage du Baptiste, la vocation des premiers disciples et le miracle de Cana une demi-semaine de jours ; la pré-

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