‹ Le quatrième évangileChapitre 407 sur 857 · HoLTZMANN · texte numérisé non relu

HoLTZMANN

5. V. 4. oùoEiçYaptt iv xpuTiTûTrotsT xai 'CrjTsi aùxoçlv Tiappriaia slvau L'antithèse des formules sv xpurcTw, h 7i;appr]c;i'a, exige qu'on entende la dernière au sens de : « en célébrité », non : u en confiance ».

s'est éloignée de lui ^, ou tout simplement la prolongation du séjour en Galilée. Attendu que les frères expriment une pensée de l'évangéliste, c'est plutôt l'action galiléenne comme telle, et abstraction faite des circonstances antérieures, qui est présentée comme une action secrète : le texte, en effet, ne marque pas d'opposition entre la conduite que Jésus tient et celle qu'il devrait tenir, mais entre le lieu où il est, qui n'est pas approprié à la mission qu'il s'attribue, et celui oii il devrait être. De même, les œuvres que Jésus fait ne sont pas précisément tels miracles que Jésus aurait accomplis pendant ses courses g-aliléennes -, sans autres témoins que les frères, les Douze et ceux qui avaient profité de ces miracles, mais l'œuvre messianique en général, que Jésus est censé poursuivre en Galilée dans des conditions qui sont contradictoires au caractère de cette œuvre. Il s'ag-it donc d'œuvres à faire autant et plus que d'œuvres déjà faites ; si Jésus veut faire ces grandes choses, qu'il ne se retienne pas d'agir, et surtout qu'il agisse sur le théâtre qui convient; ce n'est pas en Galilée que la gloire du Messie peut se manifester ; elle n' y serait pas à sa place ; elle n'y est pas réalisable ; et les frères n'entendent pas dire que Jésus jDourra se contenter de faire à Jérusalem devant tout a le monde » ce qu'il fait en Galilée devant quelques personnes, mais ils entendent parler d'une action autrement considérable, dont Jésus en Galilée accuse plutôt l'intention qu'il n'avance et ne peut avancer l'exécution. Les frères parlent du monde comme l'auteur du quatrième Evangile, mais sans la nuance défavorable qui s'attache à ce mot dans la réponse de Jésus. Dans leur façon de parler, ils produisent un commentaire assez imprévu de la sentence synoptique : « Rien de caché qui ne doive être connu »

Tout en disant ces choses, « ses frères eux-mêmes ne croyaient pas en lui ». Cette remarque de l'évangéliste, venant après le con-. seil donné par les frères, a induit en erreur beaucoup d'exégètes, qui ont supposé derrière le conseil quelque motif blâmable, vanité, malveillance, moquerie, accusation de timidité. Le manque de foi que l'auteur a en vue n'exclut pas la sincérité du conseil, mais il en explique la vraie signification ; réciproquement le conseil doit

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