Cf. supr. p
2. V, 6. 6 xaiGo; ô èaô: o'jr.ro Tzâosaxiv, a zaïpo; o 'jjxsTSpo; TiavTOTS èairiv itoiao;.
3. Br. Baner {ap. Schanz, 304) et, qu'ils le veuillent ou non, tous ceux qui, maintenant l'historicité du propos, sous-entendent ici autre chose que ce que dit le texte.
4. Porphyre, d'après s. Jérôme, Adv. Pelag. II, 17 [P. l. XXIII, 553), et ceux ([ui supposent un changement d'avis, fondé ou non sur une inspiration divine. L'idée de paroles dites ex persona hominis revient à la même hypothèse, si l'on suppose que le Christ ne sait pas encore, comme homme, qu'il doit aller à la fête (telle pourrait être l'opinion de s. Jérôme), et, si Ton exclut cette ignorance (Maldonat), à l'hypothèse d'une restriction mentale.
A LA FÊTE DES TABERNACLES. LES JUIFS
sue de sa manifestation à Jérusalem, c'est-à-dire à sa propre mort, sa g-loire immortelle ne devant venir qu'après la révélation sensible, à la vérité, mais spirituelle en même temps, de sa mission divine, de sa haute personnalité, révélation qui, par cela même qu'elle est dégagée de tout appareil de puissance terrestre et de prétentions humaines, ne sera pas comprise et coûtera la vie à celui qui l'aura faite. Cette heure de la mort est la g-rande heure, parce qu'elle est le préambule immédiat de la gloire, l'acte suprême de la mission terrestre du Verbe incarné, après quoi toutes les volontés du Père seront accomplies ; mais là précisément est le mystère de la foi, la vérité que les (( frères » ne peuvent pas comprendre. Ainsi Jésus ne se défend pas d'aller à Jérusalem ; il se défend d'y aller maintenant pour ce qu'on lui dit, en insinuant qu'il s'y rendra tôt ou tard pour ce qu'il doit y faire. L'évangéliste ne veut pas faire entendre que, si Jésus partait maintenant, il provoquerait le mouvement d'enthousia-me populaire qui doit avoir lieu seulement pour la Pàque et décider la catastrophe car l'entrée à Jérusalem n'a pas, dans le quatrième Evangile, la même importance que dans les Synoptiques : c'est la résurrection de Lazare qui amène la fin, et l'auteur même a pris soin de subordonner à ce grand miracle la manifestation populaire du cinquième jour avant la Pàque. Rien de pareil ne s'est produit et ne pouvait se produire auparavant. Qu'est-ce qui aurait empêché ces acclamations d'éclater dans le temple même, lorsque Jésus y apparaît au milieu de la fête des Tabernacles? La déclaration de Jésus ne se rapporte donc pas à ses intentions immédiates. L'évangëliste n'a pas voulu montrer davantage que Jésus n'avait pas cherché la lutte et ne s'y était résolu que sur un avertissement particulier de son Père céleste Le Christ johannique sait, dès le commencement, ce qu'il peut attendre des hommes et ce que lui-même doit faire. Mais comme il ne convenait pas que le Verbe incarné fît son premier miracle et inaugurât son ministère galiléo-judéen sur une invitation de sa mère selon la chair, il ne convient pas davantage qu'il inaugure, à l'instigation de ses frères, le ministère purement judéen qui doit couronner l'œuvre de salut. Mère et frères représentent le messianisme juif pressé de voir des signes, auquel s'oppose, par un contraste voulu, le messianisme de l'esprit,