‹ Le quatrième évangileChapitre 428 sur 857 · Cf. VII. 32-33, 45-46 ; xviii · texte numérisé non relu

Cf. VII. 32-33, 45-46 ; xviii

A LA FÊTE DES TABERNACLES. LES JUIFS

interrogative : « Lorsque le Christ viendra, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n'en a fait? ne marque pas un doute de ceux qui parlent ^ ; c'est une façon naïve et populaire d'exprimer leur foi par le moyen du raisonnement qu'ils se font à eux-mêmes, ou bien c'est la réponse qu'ils font aux autres gens du peuple qui ne croient pas et qui, trouvant des difficultés à reconnaître Jésus pour le Messie, en attendent un autre Les miracles dont on parle ne sont pas des prodiges accomplis dans la fête, mais ceux que Jésus a faits depuis sa première apparition à Jérusalem, et dont certains Juifs comprennent maintenant l'importance. Il n'est pas nécessaire de supposer que ces Juifs sont Galiléens L'auteur ne songe plus à la Galilée, et les convertis qu'il a en vue ne sont pas un groupe déterminé de personnes; ils figurent ceux des Juifs qui ont cru à Jésus avant la passion, mais d'une foi judaïque ; c'est la monnaie de Nicodème, qui va reparaître en personne à la fin de ce chapitre.

Les pharisiens entendent les propos qui se tiennent ainsi dans la foule en faveur de Jésus. Ils se sont distingués, dès le commencement de cet Evangile, par l'acrimonie de leur discours à Jean-Baptiste ^, et par la jalousie que leur ont inspirée les premiers succès de la prédication évangélique ^. Les Synoptiques les associent généralement aux scribes ou docteurs, et les opposent au Christ sur le terrain de l'enseignement. Notre auteur voit beaucoup moins en eux les représentants d'une doctrine qu'une catégorie des ennemis de Jésus, et il les associe d'ordinaire aux prêtres pour figurer le judaïsme officiel et persécuteur de l'Evangile ; il n'a pas le sentiment de ce qu'ont été, dans la réalité de l'histoire évangélique, les pharisiens, les scribes et les sadducéens^. Ici les pharisiens constatent les bonnes dispositions de certaines gens du peuple à l'égard de Jésus : ils font leur rapport aux prêtres et, d'accord avec eux, envoient des hommes d'armes pour le prendre. C'est la réitération apparente ou la mention nouvelle de la mesure de police déjà signalée précédemment. Il est superflu de vouloir déterminer les circonstances de temps et de lieu que l'auteur n'a pas marquées, de supposer

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