‹ Le quatrième évangileChapitre 430 sur 857 · riOLTZMANN · texte numérisé non relu

riOLTZMANN

2. V. 36. xai OTiou s'.jjii lyw u[i.srç où BuvaaGf. IXôstv. Cf. viii, 22. Il ne s'ag-it pas de la présence actuelle du Verbe auprès du Père. (( Manifestum etiam est, hoc loco et verbum sum pro ero, et potestis pro poteritis positum esse, id exigente sententia. «Maldonat, II, 674. Cf. viii, 21. sTui, «je vais » (Ss. Se. mss. lat.), ne se rencontre qu'une fois dans la Bible grecque (Prov. vi, 6). Il peut y avoir néanmoins dans l'emploi de présent autre chose qu'une forme plus vivante du langage, à savoir une arrière-pensée de Févangéliste sur la relation mystérieuse qui subsiste entre le Verbe fait chair et son Père, qui est sa patrie céleste.. Même locution, xii, 26; xiv, 3; xvii, 24. On peut dire que le présent exprime un avenir certain, du bien fait allusion à l'origine céleste de Jésus, mais ces deux explications, (jui ne sont étrangères ni l'une ni l'autre à l'esprit de l'auteur bien qu'elles semblent contradictoires ici, se confondent probablement dans sa pensée.

A LA FÊTE DES TABERNACLES. LES JUIFS

tion : il doit être assez clair pour que le lecteur comprenne, et tourné de façon k exj)liquer la méprise que vont commettre les auditeurs. A la lettre, Jésus déclare qu'il doit rester peu de temps parmi les Juifs, parce qu'il retournera près de celui qui lui a donné mission; après cela, ce sera peine perdue de le chercher, parce qu'on ne pourra pas aller où il sera. Comme « celui qui a envoyé » n'est pas autre que Dieu, il est aisé au fidèle de comprendre où va la pensée du texte; mais malgré ce que Jésus a pu dire, les Juifs sont supposés ignorer la portée de cette expression, ou la nég-lig-er, pour ne voir que l'annonce d'une retraite en pays éloigné. Jean se complaît dans ces quiproquos, et l'on peut trouver, au point de vue de l'art et de la vraisemblance ^ , qu'il en abuse un peu ; mais ce n'est pour lui qu'un moyen de faire valoir la doctrine. Au sens réel du discours, le Christ annonce qu'il ne séjournera plus longtemps sur la terre, parce qu'il doit retourner auprès de son Père céleste; ceux qui le méconnaissent maintenant auront alors besoin de lui, et ils le chercheront, en ce sens qu'ils chercheront un libérateur. Mais ils n'en trouveront pas, parce que celui qu'ils auront repoussé ne sera plus à leur disposition ; parce que ne sachant pas encore, même dans leurs angoisses, se rattacher à lui par la foi, ils seront incapables de venir où il sera, et qu'il n'y a pas néanmoins d'autre sauveur pour les hommes que celui dont ils n'auront pas voulu. L'idée d'une poursuite malveillante après le départ ^ n'aurait pas beaucoup de sens, et elle est exclue par l'économie naturelle du discours, qui porte principalement sur l'antithèse de la présence et de l'absence 3, aussi bien que par d'autres passages où la même déclaration revient. C'est l'impuissance des Juifs à trouver le libérateur qu'il leur faudrait, non la ténacité de leur haine persécutrice, que l'on veut mettre en relief. Le texte ne signifie pas non plus que les Juifs, dans l'extrémité où ils seront réduits, regretteront Jésus luimême, le chercheront avec repentir de leur conduite envers lui ^, ou

1. Les Juifs ont au moins soupçonné plus haut (vu, 29-30) ce que Jésus entend par : « Cekii qui m'a envoyé ». Cf. cependant viii, 27, où l'aveuglement des interlocuteurs atteint les dernières limites de l'invraisemblable.

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