‹ Le quatrième évangileChapitre 438 sur 857 · I Jean, v, 6-8. Cf. De rebaptisniafe, loc. cil · texte numérisé non relu

I Jean, v, 6-8. Cf. De rebaptisniafe, loc. cil

4. Deut. XVIII, 15. Cf. Jean, i, 21 ; vi, i': ; siipr. pp. 204, 432.

5. Marc, viii, 28 ; Matth. xvi, 14; Luc, ix, 19, Cf. Jean, vi, 14.

tion particulière dans le milieu juif qu'a pratiqué Tevangéliste. Il faut remarquer aussi que cette identification de Jésus au « Prophète » a un caractère moins naïf et moins populaire que Fidée synoptique d'un ancien prophète ressuscité. L'auteur connaît l'exég-èse des rabbins mieux que les opinions réelles de ceux qui entendirent la prédication du Sauveur. Toute cette fin de chapitre a pour objet le développement de l'objection que les Juifs tiraient de l'origine galiléenne contre la qualité messianique de Jésus. Le chapitre suivant contient la réponse. Objection et réponse ont été séparées l'une de l'autre par la section de l'Adultère, qui se trouve déjà, par le fait de cette circonstance, caractérisée comme interpolation. Cette interpolation a été possible parce que la réponse n'est pas directe, et que l'on n'en comprenait pas la portée.

L'objection se fondait sur les Ecritures qui disent que le Messie doit être de la race de David et naître à Bethléem. Pour ce qui regarde l'origine davidique, c'est la difficulté qu'on trouve à moitié dég-uisée dans la Synopse ^, et à laquelle Matthieu et Luc ont répondu au moyen des généalogies. La naissance à Bethléem s'associait, du reste, à l'origine davidique, comme il résulte du texte de Michée - et de son interprétation traditionnelle. Il est très remarquable que le quatrième Evangile expose franchement l'objection, et qu'il ne la réfute pas en alléguant la généalogie du Christ et sa naissance à Bethléem. On dirait plutôt qu'il passe condamnation sur ces deux points et reste sur le terrain où s'est placé Jésus lui-même, lorsqu'il a montré aux pharisiens que le Messie devait être le Seigneur de David. Si l'objection n'est pas dissimulée par Jean, ce n'est pas, sans doute,' par un souci particulier de vérité historique, niais parce qu'elle avait cours dans le milieu où parut le quatrième Evangile. Si elle n'est pas écartée directement, ce n'est pas que l'auteur n'ait eu d'autre souci que de la reproduire comme elle avait été faite, et sans réponse, parce qu'il n'y avait pas été répondu; car il la résoudra à sa manière. C'est qu'il trouve dans l'origine divine du Christ la réponse à toutes les difficultés ; et comme il n'a guère pu ignorer ce que les autres Evangiles ont raconté de la filiation davidique, delà conception virginale et de la naissance à Bethléem, c'est

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