‹ Le quatrième évangileChapitre 452 sur 857 · Après Marc, xii, 17. IIoltzmann, Die St/noptiker · texte numérisé non relu

Après Marc, xii, 17. IIoltzmann, Die St/noptiker

5. Il y aurait pourtant un cas analogue, si Jean, xxi, 1-17, représentait la finale primitive de Marc, comme l'ont soutenu récemment quelques criticpies. Mais la suppression de cette finale dans Marc et son adaptation à Jean seraient des faits antérieurs à la fixation du canon.

notice qui appartient au texte canonique de cet Evangile ^ et qui paraît supposer chez Fauteur la connaissance, dans le texte l'omission réfléchie de la péricope dont il s agit la péricope vagabonde a été amenée en cet endroit par la notice ; mais elle dérange le plan de r ouvrage, attendu que le ministère du Sauveur auprès des Juifs est terminé par le discours apocalyptique '^. Ce n'est pas le troisième Evangile qui aura été sa seconde patrie. Il est plus vraisemblable qu'elle n'a pas, dès l'abord, trouvé place dans les Evangiles synoptiques, où elle devait naturellement s'encadrer, parce que le fait avait quelque chose d'un peu choquant pour le sens chrétien ; non qu'on l'ait envisagé au point de vue indiqué par saint Augustin, mais parce que la rencontre même du Sauveur avec la femme adultère, et son attitude indulgente paraissaient de nature à compromettre son prestige devant les non croyants, Juifs et païens, et même aux yeux des fidèles. La matière était délicate. On comprend que les auteurs ou éditeurs définitifs des trois premiers Evangiles aient laissé tomber un récit qui prêtait si aisément aux plus désagréables malentendus.

Quant à l'auteur du quatrième Evangile, rien ne l'invitait à s'approprier l'histoire de [l'Adultère plutôt que les autres épisodes hiérosol^miitains de la tradition synoptique. Mais les anciens Évangiles non canoniques du type synoptique avaient pu retenir ce que les textes ecclésiastiques ne gardaient pas. Eusèbe l'atteste pour l'Evangile des Hébreux. On le conjecture avec quelque probabilité pour l'Evangile de Pierre. C'est grâce à ces Evangiles non canoniques, mais lus encore dans certaines parties, on pourrait presque dire sur certaines frontières de l'Eglise, grâce aussi aux traditionnistes comme Papias 4, que le sentiment chrétien retint, malgré tout, cette page authentique de l'Evangile du Christ et la fit ajuster tant bien que mal aux textes officiels. On n'est pas trop surpris de la rencontrer dans le manuscrit de Cambridge, bien qu'on ne puisse pas dire comment elle y est venue. Il

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