‹ Le quatrième évangileChapitre 454 sur 857 · Hypothèse de Meyer, ap. B. Weiss · texte numérisé non relu

Hypothèse de Meyer, ap. B. Weiss

authentique entre les plus authentiques de TÉvang-ile. C'est le morceau d'histoire le mieux caractérisé comme tel, on pourrait même dire le seul, qui soit dans le texte canonique de Jean. Ainsi le concile de Trente n'est pas à blâmer pour l'avoir compris dans les Ecritures canoniques, d'autant que la définition porte sur la canonicité, non sur Fauthenticité johannique du passage contesté K

Le dernier verset du chapitre vu sert de transition : « Et chacun s'en alla dans sa maison. » D'après le contexte, ce seraient les membres du sanhédrin qui s'en retourneraient chez eux, sans rien décider, après leur dispute avec Nicodème. Mais l'auteur du quatrième Evangile n'a pas si grand souci d'amener et de reconduire les personnages qu'il met en scène. Il s'agit de savoir si la transition a été ménagée en vue de Tinterpolation, ou bien si elle appartient à la même source que la suite du récit. Dans le dernier cas, les personnages qui s'en vont n'auraient rien de commun avec ceux dont le quatrième Evangile nous a entretenus précédemment ~. Or cette hypothèse est de beaucoup la plus vraisemblable. Si l'on avait pris le récit dans la tradition, non dans un évangile, on n'avait aucune raison de conduire Jésus à la montagne des Oliviers, pour le ramener au temple ; mais puisqu'on donne cette indication d'après le document où l'on a pris le récit, tout porte à croire que le départ des précédents interlocuteurs vient aussi de cette source. Seulement dans le contexte original, ce n'étaient pas les membres du sanhédrin qui s'éloignaient; si cette anecdote venait après la question du tribut, c'étaient les pharisiens et les hérodiens qui s'en allaient, déconcertés par la réponse : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » La correspondance paraît voulue entre l'indication concernant les interlocuteurs, qui s'en vont chez eux, et celle concernant Jésus, qui se retire sur la montagne des Oliviers.

Nulle part ailleurs dans le quatrième Evangile on ne parle du mont des Oliviers. Pour comprendre ce que Jésus va y faire, il faut se reporter aux Synoptiques, où cet endroit est désigné comme celui où Jésus se rendait chaque soir pendant son séjour à Jérusalem -K Aussi bien pour le fond que pour la forme, ce qu'on

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